Glossaire-Tai-Chi-Termes-Taijiquan

Glossaire du Tai-Chi

4.7
(18)

Ce glossaire du Tai-Chi Chuan donne un accès rapide et thématique aux termes, expressions et noms propres  courants. Il donne une définition synthétique du terme et renvoie aux articles complets directement liés audit terme du Tai-Chi. Le glossaire peut donc aussi servir de point d’entrée thématique. Vous pouvez accéder directement aux mots qui vous intéressent grâce au sommaire ci-dessous. Les termes présentés sont des mots du vocabulaire commun du Tai-Chi, des noms  de personnages ou de maîtres célèbres, ou encore des dictons du Tai-Chi de Chenjiagou. Le glossaire est complémentaire à la plus exhaustive FAQ Questions Réponses Tai-Chi Chuan.

La rédaction de ce glossaire du Tai-Chi ne fait que commencer (presque une centaine de termes…), n’hésitez pas à revenir voir les nouveaux termes et à très bientôt pour un glossaire plus complet ! Pour des informations pratiques, voir Formation au Tai Chi Chen en week-end, et Cours de Tai Chi à Lyon.

 

1

13 Mouvements Essentiels

4.7
(18)

13-Mouvements-Essentiels-Tai-Chi-Chen-Apprendre-Taiji-Quan-Chen

Les 13 Mouvements Essentiels 十三势 shísān shì sont les 13 premiers mouvements de la Gongfu Jia 功夫架, c.à.d. du 1er enchaînement du Tai-Chi style Chen (Yilu 一路). Les 13 Mouvements  (parfois appelés 13 Postures) permettent de travailler les changements les plus fondamentaux : le changement de hanches-bassin, le plus important, les principaux déplacements, ainsi que les changements de main essentiels. Ces treize mouvements sont considérés comme l’essence du Tai Chi Chuan. Les 13 Mouvements Essentiels le sont également en termes quantitatifs car, avec leurs nombreuses répétitions dans l’enchaînement, ils représentent 37 mouvements sur l’ensemble des 72 mouvements de la forme complète. Les 13 Mouvements Essentiels représentent donc 51% de l’ensemble des mouvements du 1er  enchaînement du Tai Chi Chen. 

Pour en savoir plus, lire l’article complet sur les 13 Mouvements Essentiels du Tai-Chi. et sur l’Essence de la Pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

A

Art Martial Externe

4.7
(18)

Voir les termes Waijia Quan 外家拳 et Huang Zongxi 黃宗羲

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Art Martial Interne

4.7
(18)

Voir les termes Neijia Quan 内家拳 et Huang Zongxi 黃宗羲

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

B

Baishi 拜师

4.7
(18)

Enseigner-Tai-Chi-Chuan-Chenjiagou-ClanBaishi 拜师 bài shī  veut dire « reconnaitre pour maître » (拜师父 bài shīfu). Bài 拜 signifie à la fois « reconnaitre quelqu’un »  et « se prosterner » car lors de la cérémonie d’initiation pendant laquelle le maître de Tai-Chi-Chuan prend officiellement un de ses élèves pour disciple,  徒弟 túdì, ce dernier se prosterne devant lui pour le reconnaître comme maître (devant témoins). Cette prosternation rituelle appelée kētóu 磕头, issue du confucianisme, consiste en une triple prosternation, genoux à terre et front contre le sol, effectuée devant le maître shifu, la femme du maître shimu et parfois les disciples plus anciens shixiong.

Pour en savoir plus : voir l’article sur l’organisation clanique et les termes de parentèle martiale de l’enseignement du Tai Chi à Chenjiagou.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

C

Chang Quan 长拳

4.7
(18)

Chang-Quan-Kung-Fu-Wushu-Boxe-LongueChang Quan 长拳, ou Boxe Longue, est le nom sous lequel était connue la boxe de la famille Chen avant qu’elle ne commence à être appelée Tai-Chi-Chuan, taiji quan 太极拳, par Wu Yuxiang à la fin du 19ème siècle. Il s’agissait d’un terme commun général pour désigner les styles de Kungfu à distance longue, principalement du Nord de la Chine. Il désigne aujourd’hui le nom d’un style de synthèse de Kung-Fu Wushu moderne.

Pour en savoir plus, voir les articles sur l’Histoire du Tai-Chi, sur le Tai-Chi originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Changsheng 长生

4.7
(18)

Changsheng 长生, littéralement la « Longue Vie », est la conception taoïste du Salut, non pas dans l’au-delà mais dans notre monde. Dans sa version totalement réalisée, cette Longue Vie est appelée xian Immortalité, et est supposée pouvoir être atteinte par les Saints, ou Immortels, 仙人 xianren. Il s’agit de fait plutôt d’une Perpétuité ici-bas que d’une  Immortalité hors du temps. Certaines grandes figures du taoïsme, comme Zhang Sanfeng, sont  ainsi présentés comme ayant vécu plusieurs siècles. La Longue Vie est réputée pouvoir être atteinte en s’attachant à « nourrir son principe vital » (Yangsheng 养生) par des procédés alchimiques internes neidan 内丹 ou externes waidan 外丹. Il est intéressant de constater que si la Longue Vie taoïste n’était jusqu’alors qu’onirique et mythique, le transhumanisme moderne s’est  donné pour objectif d’atteindre scientifiquement le même objectif (et comme le taoïsme, ne serait sans doute réservé qu’à une poignée d’élus).

Pour en savoir plus, voir l’article  : Liens entre Tai Chi et Yangsheng.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chen Boxiang 陈伯祥

4.7
(18)

Chen-Boxiang-Maitres-Tai-Chi-Chen-Generation-10-NBChen Boxiang 陈伯祥 (1944-), 10ème génération du Tai-Chi Chen, maître de la Xiaojia du Tai Chi style Chen et disciple de Chen Kezhong. Son disciple Chen Chunsheng a repris le flambeau de l’enseignement à Chenjiagou.

Pour en savoir plus : voir l’article sur la forme originelle du Tai Chi et la compilation de vidéos de Chen Boxiang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chen Chang Xing 陈长兴

4.7
(18)

Histoire du Tai Chi Chen Chang Xing Changxing Taichi Style Chen Lyon TaijiquanChen Chang Xing 陈长兴 (1771–1853) de la 6ème génération du Tai-Chi de Chenjiagou est surtout connu pour avoir été le maître d’un serviteur domestique, Yang Lu Chan, qui espionna son enseignement et diffusera, pour la première fois en dehors du village, sa propre version du Tai-Chi. Il travailla comme escorteur de convois et était connu au village sous le surnom de « Roi droit comme une stèle ». Il demandera à Chen Youben, le meilleur pratiquant de l’époque, d’enseigner à son fils, Chen Gengyun. Chen Chang Xing est l’arrière grand-père du célèbre Chen Fake.

Pour en savoir plus, voir l’article complet sur l’Histoire du Tai-Ch et l’article complet sur l’histoire de Chen Fake.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chen Chunsheng 陈春生

4.7
(18)

Chen-Chunsheng-Maitres-Tai-Chi-Chen-Generation-11Chen Chunsheng 陈春生 (1965-), 11ème génération du Tai-Chi Chen, maître de la Xiaojia du Tai Chi style Chen et disciple de Chen Boxiang 陈伯祥 dont il a pris la suite de l’enseignement à Chenjiagou.

Pour en savoir plus, voir l’article sur la forme originelle du Tai Chi et compilation de vidéos Chen Chunsheng.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chen Fake 陈发科

4.7
(18)

Chen Fake Tai-Chi style Chen Xinjia Chen Fake 陈发科 (1887-1957), de la 9ème génération du Tai-Chi de Chenjiagou, fils de Chen Yanxi. Chen Fake est notamment célèbre pour avoir été le premier à faire connaître le Tai-Chi Chen en dehors du village. C’est son neveu, Chen Zhaopei, qui l’invitera venir enseigner à Pékin en 1928.  Il y sera   souvent provoqué en combat singulier et en ressortira toujours vainqueur. Les talents de combattant de Chen Fake lui attireront  de nombreux élèves dont certains deviendront célèbres (i.e. Feng Zhi Qiang, Hong Jun Sheng). Comme souvent dans les histoires de maîtres de kungfu en Chine, Chen Fake est supposé avoir été un enfant de faible constitution et avoir retrouvé la santé et être devenu fort grâce à une pratique intensive (on dit qu’il pratiquait le 1er enchaînement 30 fois tous les jours). Il est l’arrière petit-fils de Chen Changxing qui « enseigna » à Yang Luchan,  le père de Chen Zhaokui et le condisciple de Wang Yan, qui enseignera à Chenjiagou après son départ du village.

Pour en savoir plus, voir l’article complet sur Chen Fake,  et l’Histoire du Tai-Chi, ainsi que les vidéos de ses disciples Chen Fake Disciples.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chen Kezhong 陈克忠

4.7
(18)

Xiaojia-Chen-Kezhong-Maitres-Tai-Chi-Chen-Generation-9Chen Kezhong 陈克忠(1908-1966), 9ème génération du Tai-Chi Chen, maître de la Xiaojia du Tai Chi style Chen et disciple de Chen Xin. Il est sans doute celui qui a permis, avec son disciple Chen Boxiang, de sauver le Tai Chi originel de la disparition. Il mourra au début de la Révolution Culturelle, persécuté par un membre du village de Chenjiagou (un maître aujourd’hui très connu…) à qui il refusait d’enseigner la forme originelle. Son meilleur disciple  Chen Boxiang reprendra alors le flambeau de l’enseignement à Chenjiagou.

Pour en savoir plus, voir l’article sur la forme originelle du Tai Chi et la compilation de vidéos de Chen Boxiang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chen Qing Ping 陈清平

4.7
(18)

Chen-Qingping-Chenjiagou-Tai-Chi-Chen-Yang-Lu-ChanChen Qing Ping 陈清平 (1795-1868), maître de la 7ème génération du Tai-Chi Chen de Chenjiagou, est connu pour avoir rencontré et enseigné à Wu Yuxiang (un élève de Yang Luchan et créateur du style Wu-Hao). A son mariage, il déménage à Zhaobao, le village d’origine de sa femme à quelques kilomètres de Chenjiagou. Chen Qingping était un pratiquant de la forme originelle, appelée « Petite Forme » xiaojia, qu’il avait appris avec le célèbre Chen Youben.

Pour en savoir plus, voir l’article complet sur l’Histoire du Tai-Chi et celui sur Yang Luchan et les origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chen Wangting 陈王廷

4.7
(18)

Chen Wangting Tai Chi Chen Wang Ting Lyon TaijiquanChen Wang Ting 陈王廷 (1600—1680) est le créateur du Tai Chi Chuan. Ancien officier militaire issu d’une famille de mandarins, il se retire dans son village d’origine, Chenjiagou. Il s’y consacre à la lecture des classique, à ses recherches sur les arts martiaux et à leur enseignement, et met au point l’art du Tai Chi Chuan.

Pour en savoir plus, voir l’article : Histoire du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chen Xin 陈鑫

4.7
(18)

Chen-Xin-Maitres-Tai-Chi-Chen-Generation-8Chen Xin 陈鑫 (1849-1929),  ou Chen Pinsan, de la 8ème génération du Tai-Chi Chen de Chenjiagou, disciple de Chen Zhongshen, est non seulement célèbre pour avoir été le maître de Chen Kezhong, mais aussi pour avoir été le premier à écrire un livre dédié au Tai-Chi Chen. Alors que les styles dérivés du Tai-Chi Chen étaient désormais connus à Pékin et avaient déjà publié plusieurs ouvrages,  rien n’avait encore été écrit sur le Tai-Chi Chen qui restait fidèle à la transmission traditionnelle orale. Chen Xin mettra douze ans à rédiger les quatre volume de son  « Livre Illustré du Tai Chi Chuan de la famille Chen » chen chi taiji quan tushuo 陈氏太极拳图说).

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’Histoire du Tai-Chi. et celui sur le Tai-Chi originel.

Retour à l'Index

Chen Yanxi  陈延熙

4.7
(18)

Chen Yanxi 陈延熙 (1846-1926), maître de la 8ème génération du Tai Chi Chen de Chenjiagou, fils de Chen Gengyun, est le père du célèbre Chen Fake et le maître de Wang Yan. Il commença très jeune son métier d’escorteur de convois et s’y distingua par plusieurs exploits contre des bandits. Connu pour être un expert en médecine traditionnelle chinoise et pour sa grande rigueur morale, il devint célèbre pour avoir travaillé pour Yuan Shikai, l’un des hommes les plus puissants du pays. Il aurait ainsi enseigné aux enfants de celui qui deviendra le premier président de la République de Chine, puis, en 1915, le dernier et éphémère Empereur de Chine.

Pour en savoir plus, voir l’article complet sur Chen Fake, et l’Histoire du Tai-Chi, ainsi que les vidéos de ses disciples Chen Fake Disciples.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Cheng Man Qing 郑曼青

4.7
(18)

Histoire du Tai Chi Yang Cheng Man Qing Taichi Style Chen Lyon TaijiquanCheng Man Qing 郑曼青 (1902-1975), ou  Zheng Manqing, est l’un des élèves les plus connus de Yang Chengfu (le petit-fils de Yang Luchan, le créateur du Tai-Chi Yang). Originaire de Wenzhou, il est celui qui va faire connaître le Tai Chi en dehors de Chine lors de son émigration à New-York dans les années 1960. Ce sera le début de l’internationalisation du Tai Chi et ce qui explique que seule cette version particulière du Tai-Chi Yang sera connue à l’étranger jusque dans les années 1980 (où, avec le soutien des autorités, la « Grande Forme » dajia du Tai-Chi Chen commencera à se développer en dehors de Chine).

Pour en savoir plus, voir les articles sur l’Histoire du Tai-Chi et sur le Tai-Chi originel, ainsi que sur Yang Luchan, et les origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Chenjiagou 陈家沟

4.7
(18)

Chenjiagou 陈家沟 est le lieu de création du Tai-Chi. Le village se trouve dans la province du Henan, au nord du cours moyen du Fleuve Jaune, à environ une centaine de kilomètre  de la ville de Luoyang et de la capitale provinciale Zhengzhou. Chenjiagou est également très proche du Monastère Shaolin (env. 60 kms à vol d’oiseau). C’est à Chenjiagou que Chen Wangting va créer le Tai Chi Chen, à l’origine des autres styles.

Pour en savoir plus sur la culture du secret dans l’enseignement du Tai-Chi  à Chenjiagou, voir l’article : Enseigner le Tai-Chi à Chenjiagou, ainsi que les explication des dictons de Chenjiagou

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Cinq styles de Tai-Chi

4.7
(18)

Cinq Styles Tai Chi Histoire-Origines-Tai-Chi-Genealogie

La généalogie simplifiée des cinq principaux styles de Tai Chi (Chen 陈, Yang 杨, Wu 吴, Sun 孙 et Wu 武) peut être synthétisée comme suit. Certain y ajoute parfois un 6ème style, le Tai Chi style Zhaobao (ou style He) qui est une variante de la Petite Forme du Tai Chi Chen (qui est la forme originelle)

Pour en savoir plus, voir les articles Histoire du Tai-Chi, origines et styles et Forme originelle du Tai Chi Chen.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

D

Dajia 大架

4.7
(18)

La Daijia 大架 « Grande Forme » du Tai-Chi style Chen (陈式太极拳大架) est désignée ainsi à Chenjiagou, le lieu de création du Tai-Chi, par opposition à la branche originelle appelée Xiaojia 小架 “Petite Forme ». La Dajia est la branche la plus connue du Tai-Chi Chen et se décompose en deux sous-branches appelées Laojia 老架 « Vieille Forme » et Xinjia 新架 « Nouvelle Forme ». 

Pour en savoir plus, voir les articles sur l’Histoire du Tai-Chi, sur le Tai-Chi originel et sur la Formation au Tai-Chi originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Dantian 丹田

4.7
(18)

Dantian-Energie-MingMen-Porte-Vie-Qihai-MerDantian 丹田 est sans doute le mot chinois le plus connu du Tai Chi Chuan (avec le mot Qi 气 énergie), notamment par l’expression  « Descendre l’énergie dans le Dantian » (气沉丹田 qì chén dāntián). Terme issu de la médecine traditionnelle chinoise, le dantian dont il est question dans le Tai-Chi est le « dantian inférieur », 下丹田 xià dāntián, parfois appelé « Champ de Cinabre » (ou encore « Champ de l’Elixir »). Cette zone se trouve  sous le nombril, centrée autour du point d’acupuncture « Mer d’Energie » 气海 qì hǎi , et est connue  comme une zone  de concentration énergétique (et pour certains de stockage de « l’énergie originelle »). On en trouve les premières traces écrites dans la seconde moitié du 2ème siècle après J.C., dans plusieurs ouvrages taoïstes portant sur les pratiques « d’Alchimie intérieure » 内丹 nèi dān.

Pour en savoir plus, voir l’article dédié au dicton Descendre l’Energie dans le Dantian.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Disciple

4.7
(18)

Disciple se dit Tudi 徒弟 tú dì, ou encore Dizi 弟子 dì zǐ. Un élève est officiellement reconnu comme disciple d’un maître de Tai Chi lors d’une cérémonie lors de la laquelle le maître, 师父 shīfu, accepte le disciple 收徒弟 shōu túdì, et, réciproquement, ce dernier reconnait son enseignant de Tai Chi comme son maître, 拜师 bàishī. On emploie parfois aussi le terme 弟子 dìzǐ, qui est un synonyme de tudi couramment utilisé pour dire disciple.

Pour en savoir plus, voir notamment l’article sur le secret de la transmission, l’organisation clanique et les termes de parentèle martiale de l’enseignement du Tai Chi à Chenjiagou.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Dizi 弟子

4.7
(18)

Dizi 弟子 dìzǐ signife « disciple » et est un synonyme courant de  徒弟 túdì.

Pour plus de détails, voir le terme Disciple.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Durée d’apprentissage

4.7
(18)

Apprendre-Taiji-quan-style-Chen-13-Mouvements-Essentiels

La durée d’apprentissage du Tai-Chi et la rapidité de la progression vont bien entendu dépendre à la fois de l’investissement personnel, du nombre de séances par semaine ou encore  des capacités individuelles. Si l’on est bien guidé, et c’est ce qui fait à la fois l’attrait et la difficulté de la discipline, on va pouvoir progresser et perfectionner sa pratique pendant toute sa vie. Pour ce qui est de l’apprentissage de la forme, ou enchaînement, en club en occident, il faut en moyenne quatre ans pour apprendre le 1er enchaînement du Tai Chi Chen, Yilu 一路 ou gongfu jia 功夫架, en 72 Mouvements (pour la forme originelle Xiaojia) La progression n’est pas linéaire et va être très lente au début avec l’importance fondamentale accordée au 13 Mouvements Essentiels. L’apprentissage des autres enchaînements, notamment celle des armes, est très rapide.

Pour en savoir plus, lire les articles complets sur l’Essence de la Pratique du Tai-Chi et  Apprendre le Tai-Chi Chen.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

E

Enchaînement du Tai-Chi

4.7
(18)

Pratique Tai Chi Chuan Vitesse Taichi LyonL’enchaînement du Tai-Chi 套路 tào lù, ou forme, est une série de mouvements effectués dans un ordre précis (équivalent d’un kata en Karate). Chaque mouvement porte un nom et est lui-même une séquence de mouvements correspondants à des changements biomécaniques fondamentaux (hanches, mains, orientation, déplacements). Le premier enchaînement Yilu 一路 du Tai-Chi originel appelé gongfu jia 功夫架, le plus fondamental, comprend 72 mouvements, dont certains reviennent plusieurs fois dans l’enchaînement. Le second enchaînement du Tai-Chi style ChenErlu 二路 est aussi appelé Paochui, ou encore Erlu Paochui.

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’Essence de la Pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Erlu 二路

4.7
(18)

Erlu 二路 èr lù signifie « Second Enchaînement ». Cet enchaînement, également appelé Pao Chui 炮捶 ou Erlu Paochui, est présent dans les deux branches du Tai-Chi style Chen (Dajia et Xiaojia). Il comprend de nombreuses frappes (Fali « Sorties de Force ») et est pratiqué à la même vitesse que les arts martiaux externes comme le Kung-Fu. Il n’est traditionnellement enseigné que lorsque le 1er enchaînement (appelé Yilu ou Gongfu Jia) a déjà été suffisamment pratiqué pour que tous les changements corporels soient parfaitement intégrés et soient devenus naturels. Il est dans les faits souvent pratiqué de manière totalement externe et peut alors être vu comme une simple pratique externe de type Kung-Fu mais intégré dans une pratique du Tai-Chi. La forme originelle du Tai-Chi, la Xiaojia, comporte en outre trois façons de pratiquer le 1er enchaînement (Yi ceng jia, Er ceng jia et San ceng jia), dont la dernière est identique à celle du Erlu Paochui.

Pour aller plus loin et voir les vidéos des trois façons de pratiquer le 1er enchaînement, voir l’article sur Vitesse de la pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

F

Fajin 发劲

4.7
(18)

Fajin 发劲 fā jìn est un autre nom pour Fali 发力 fā lì, et signifie « Sortie de Force », c.à.d. le moment de la frappe (épaule, coude, poing, hanche) qui arrive en bout de changement.

Pour en savoir plus, voir directement le terme Fali.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Fali 发力

4.7
(18)

Fali 发力 fā lì, la « Sortie de Force », aussi appelée Fajin 发劲 fā jìn, est le moment de la frappe qui arrive en bout de changement. Les sorties de force ne sont traditionnellement pratiquées que lorsque la gongfu jia, la forme essentielle, est suffisamment maîtrisée, c.à.d uniquement lorsque la structure corporelle est correcte lors de tous les changements et que ceux-ci sont parfaitement intégrés. On les trouve dans le second enchaînement (Erlu Paochui) du Tai-Chi style Chen mais également dans les deux variantes avancées du 1er enchaînement de la Forme Originelle du Tai Chi Chen (appelée Xiaojia) : Erceng Jia et Sanceng Jia (mais pas dans la forme fondamentale Gongfu Jia, appelée Yiceng Jia).

Pour en savoir plus sur les différentes façons de pratiquer et les différentes formes, voir Vitesse de Pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

G

Gardien des Cieux 金刚捣碓

4.7
(18)

Chen-Xin-Jingang-Daodui-Tai-Chi-ChenLe « Gardien des Cieux pile le Mortier » 金刚捣碓 jīn gāng dǎo duì est le premier mouvement du premier enchaînement (Yilu) du Tai-Chi Chen (appelé gongfu jia) et est considéré comme la quintessence de la pratique. Il permet de travailler les changements les plus fondamentaux (hanches, mains, déplacements,..) et est répété trois fois dans les 13 Mouvements Essentiels. Il atteste des liens entre Chenjiagou, le lieu de création du Tai-Chi, et le monastère tout proche de Shaolin.

Pour en savoir plus, voir aussi Tai-Chi et Shaolin en savoir plus sur les liens historiques du Tai-Chi avec le célèbre monastère.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Généalogie Tai Chi Chen originel

4.7
(18)

Tai Chi style Chen Originel Petite Forme et autres styles Geneaologie

La généalogie simplifiée du Tai Chi originel, appelé Xiaojia, ou « Petite Forme » du Tai-Chi style Chen 陈式太极拳小架, peut être synthétisée comme suit.

Pour en savoir plus, voir l’article sur la Forme originelle du Tai Chi Chen.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Gongfu Jia 功夫架

4.7
(18)

Tai Chi Chen Gongfu Jia Mouvements Essentiels

La Gongfu Jia 功夫架 gōngfū jià est le 1er enchaînement du Tai-Chi Chen (Yilu 一路) qui permet d’intégrer corporellement  les changements biomécaniques (hanches-bassin, le plus important, les principaux déplacements,ainsi que les changements de main essentiels) et leur variantes. Elle est l’Essence de la Pratique et c’est à elle que l’on va, quel que soit le niveau, consacrer l’immense majorité du temps de pratique. Les autres formes et la pratique des armes ne sont que des mises en applications particulière du gongfu obtenue par sa pratique. Le Tuishou « Pousser Mains » est lui la pratique à deux de la Gongfu Jia. Les 13 premiers mouvements de la gongfu jia sont appelés les 13 Mouvements Essentiels. La forme originelle, la Xiaojia du Tai Chi Chen, consiste en 72 mouvements dont certains reviennent plusieurs fois dans l’enchaînement (en réalité, ce  sont au total  41 mouvements différents).

Pour en savoir plus, lire l’article complet sur les 13 Mouvements Essentiels du Tai-Chi et sur l’Essence de la Pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

H

He Zhaoyuan 和兆元

4.7
(18)

He Zhaoyuan Tai Chi Style He ZhaobaoHe Zhaoyuan 和兆元 (1810-1890) est un disciple de Chen Qingping  et le créateur du Tai Chi style He 和氏太极拳 (aussi appelé Tai Chi  Zhaobao 忽靈太极拳)  qui est un style dérivé de la « Petite Forme » du Tai Chi style Chen (Xiaojia 小架 la forme originelle du Tai Chi). Il est parfois présenté comme un style à part, en plus des cinq styles principaux du Tai-Chi. Il y a peu encore on ne parlait que de Tai Chi style Zhaobao et ce nom de Tai Chi style He est récent. Il est une marque de reconnaissance à la famille He, qui, ayant fait fortune, a beaucoup aidé financièrement au développement du Tai Chi Zhaobao.

Pour en savoir plus sur l’émergence des différents styles, voir les articles sur l’histoire du Tai Chi Chuan et sur le Tai-Chi originel .

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Hong Junsheng 洪均生

4.7
(18)

Hong-Jusheng-Maitres-Tai-Chi-Chen-Generation-10Hong Junsheng 洪均生 (1907-1996) de la 10ème génération du Tai-Chi de Chenjiagou, disciple de Chen Fake. Hong Junsheng, également originaire de la province du Henan, est certainement le plus connu des disciples de Chen Fake, auprès de qui il restera pendant 15 ans. Ayant une approche très pragmatique, il formera de nombreux disciples qui se distingueront particulièrement lors des compétitions de tuishou 推手 « Pousser-Mains ». C’est aussi Hong Junsheng qui laissera le plus de témoignages écrits, notamment sur la vie de son maître Chen Fake à Pékin, et qui popularisera la « Nouvelle Forme » xinjia 新架 crée par Chen Fake.

Pour en savoir plus, voir l’article complet sur Chen Fake, et l’Histoire du Tai-Chi, ainsi que les vidéos de ses disciples Chen Fake Disciples.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Hua Quan 化拳

4.7
(18)

Hua Quan 化拳 « Boxe des Changements » est, avec Mian Quan 绵拳 « Boxe de Coton »,  le terme sous lequel à d’abord été connue la boxe apprise par Yang Luchan auprès de Chen Changxing à Chenjiagou Elle était alors simplement appelée du nom générique de Chang Quan 长拳 par le clan Chen et ne commencera à être connue sous le nom de Tai Chi Chuan qu’à la fin du 19ème siècle, après que  Wu Yuxiang lui ai donné ce nom pour la première fois.

Pour en savoir plus, voir Yang Luchan, ainsi que l’article consacré aux origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Huang Zongxi 黃宗羲

4.7
(18)

Huang-Zongxi-Neijia-Quan-Art-Martial-InterneHuang Zongxi 黃宗羲 (1610-1695) est un célèbre lettré néoconfucéen et patriote de la fin de la dynastie Ming. Son nom se retrouve intimement lié à celui du Tai-Chi car il est le premier à mentionner, s’il ne l’a pas créé, le terme de Neijia Quan 内家拳 « Art Martial Interne ». Il l’utilise en 1669 dans l’éloge funéraire qu’il rédige pour le boxeur Wang Zhengnan dont son fils est le disciple. Il y décrit un art martial interne opposé aux arts martiaux externes (Waijia Quan 外家拳) dont le prototype est la Boxe de Shaolin. Son terme tombera dans l’oubli avant d’être redécouvert au début du 20ème siècle et d’être associé au Tai Chi Chuan.

Pour en savoir plus, voir l’article Qu’est-ce qu’un art martial interne Neijia Quan 内家拳.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

J

Jiangfa 蒋发

4.7
(18)

Jiangfa-Maitres-Tai-Chi-Chen-Generation-2Jiangfa 蒋发 est un personnage historiquement attesté dans la généalogie de la famille Chen mais dont on ne sait en réalité quasiment rien. Il est admis qu’il a été  l’ami et disciple de Chen Wangting, le créateur du Tai Chi (ou parfois comme son serviteur). La seule représentation que l’on ait de Jiangfa le montre se tenant debout derrière lui, une hallebarde à la main. Jiangfa occupe une place singulière dans l’histoire du Tai Chi Chuan car son nom va commencer à être utilisé, au début du 20ème siècle, par les théoriciens du Tai Chi Yang, pour tenter de prouver que le Tai Chi aurait été créé par Zhang Sanfeng, puis transmis, par l’intermédiaire de Jiangfa, à la famille Chen. Cette histoire, fabriquée de toutes pièces, sera ensuite reprise par de nombreux auteurs et courants du Tai-Chi (notamment par celui du village de Zhaobao).

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’Histoire du Tai-Chi et sur le Tai-Chi originel, ainsi que ceux sur Yang Luchan et les origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

L

Li Yi Yu 李亦畬

4.7
(18)

Li-Yi-yu-neveu-Wu-Yuxiang-Tai-ChiLi Yi Yu 李亦畬 (1832–1892) est le neveu de Wu Yuxiang, le créateur du Tai-Chi Wu (ou Wu-Hao). Il va populariser le terme Tai Chi Chuan créé par son oncle en diffusant en 1881 le tout premier livre consacré au Tai Chi, le « Traité du Tai Chi Chuan de Wang Zongyue ». Il enseignera notamment à Hao Weizhen 郝为真 (1849–1920), lié à sa famille et également du district de Yongnian.

Pour en savoir plus, voir Yang Luchan, ainsi que les articles consacrés à l’Histoire du Tai-Chi , les origines du Tai-Chi Yang, et celui au Tai-Chi originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Liuhe 六合

4.7
(18)

Liuhe 六合 liùhé sont les Six Coordinations, c.à.d. les Trois Coordinations Externes  外三合 (mains et pieds, coudes et genoux et épaules et hanches) et les Trois Coordinations Internes 内三合 (coeur et intention, os et tendons, énergie et force). Les Six Coordinations, parfois appelées « Six Harmonies » sont un impératif de pratique classique, commun à la fois aux arts martiaux externes et internes (parfois avec des variations). On mentionne déjà à la fin de la dynastie Ming un style de Kung-Fu appelé Liuhequan 六合拳 liùhé quán, « Boxe des Six Coordinations ». On les retrouve également dans le Kung-Fu de Shaolin. Dans les arts martiaux internes, le principe est énoncé dans de nombreux styles, et une branche de Xinyiquan 心意拳 « Boxe du Coeur et de l’Intention », pratiquée dans la communauté musulmane chinoise Hui, s’appelle même Xinyi Liuhe 心意六合拳 xīnyì liùhé quán « Boxe du Coeur et de l’Intention des Six Coordinations ».

On y attache une importance particulière dans le Tai Chi Chen et c’est la pratique correcte des Trois Coordinations Externes qui permet d’aboutir aux Trois Coordinations Internes. Dans l’apprentissage, on accorde également des priorités différentes aux trois coordinations externes.

Pour en savoir plus, voir l’article qui traite des Trois Segments : Dicton Chenjiagou (1) Les Trois Segments.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Longue Vie

4.7
(18)

La « Longue Vie » changsheng est l’immortalité ici-bas du Taoïsme. Voir le terme Chansheng 长生.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

M

Magua 马褂

4.7
(18)

Tenue-Tai-Chi-Magua-Tartare-MandchouLe magua 马褂 est à l’origine une veste de cavalier sans manche Mandchoue à brandebourg qui est l’ancêtre de la tenue considérée aujourd’hui comme typique des pratiquants de Tai-Chi. Pour une synthèse, voir le terme Tenue de Tai-Chi.

Pour en savoir plus et  connaître l’histoire complète, voir l’article dédié  à  Histoire de la Tenue de Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Maître 师父

4.7
(18)

Maître se dit Shifu 师父 shīfu. Voir le terme Shifu.

Pour en savoir plus sur la différence dans l’enseignement et les relations entre professeur et élèves, et maître et disciples, voir l’article Enseignement du Tai Chi Chen.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Mian Quan 绵拳

4.7
(18)

Mian Quan 绵拳 « Boxe de Coton » est le nom sous lequel s’est fait connaître l’art martial appris par Yang Luchan à Chenjiagou lorsqu’il commencera à l’enseigner à son retour dans son bourg d’origine Yongnian. Le nom de Tai Chi Chuan n’avait pas encore été donné par Wu Yuxiang et était parfois aussi appelé Hua Quan 化拳 « Boxe des Changements ».

Pour en savoir plus, voir Yang Luchan, ainsi que l’article consacré aux origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

N

Nei san he 内三合

4.7
(18)

Nei san he 内三合 nèisānhé,  les Trois Coordinations Internes, sont : 

心与意合, 气与力合, 筋与骨合

xīn yǔ yì hé, qì yǔ lì hé, jīn yǔ gǔ hé

c.à.d Le Coeur et l’intention ensemble, le Qi et la force ensemble, les muscles et les os ensemble. Ces Trois Coordinations sont la partie interne des Six Coordinations, l’aspect externe étant appelé 外三合  wàisānhé Trois Coordinations Externes.

Pour en savoir plus, voir l’article qui traite des Trois Segments : Dicton Chenjiagou (1) Les Trois Segments.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Neijia Quan 内家拳

4.7
(18)

Neijia-Quan-Art-Martial-Interne-Neijiquan-CalligraphieLa première trace écrite du terme Neijia Quan 内家拳 « Art Martial Interne » apparait à la fin du 17ème siècle. On le trouve dans l’inscription funéraire rédigée par le lettré Huang Zongxi (1610-1695) pour le maître d’arts martiaux Wang Zhengnan (?-1669). Il introduit ce terme en opposition aux arts martiaux externes Waijia Quan 外家拳, dont la boxe Shaolin est présentée comme le représentant le plus connu, et mentionne aussi pour la première fois l’utilisation de la frappe sur des points d’acupuncture (les points vitaux). Mais le terme de Neijia Quan, et la classification des arts martiaux en internes ou externes, ne commenceront à être couramment utilisés que lors de la période républicaine au début du 20ème siècle. Le Taiji Quan est le style le plus connu des arts martiaux internes.

Pour en savoir plus, voir l’article Qu’est-ce qu’un art martial interne Neijia Quan 内家拳.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Nourrir la Vie

4.7
(18)

« Nourrir la Vie », ou encore « Nourrir le Principe Vital », est la traduction Yangsheng 养生. Voir le terme Yangsheng

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

P

Paochui 炮捶

4.7
(18)

Paochui, 炮捶 pào chuí, « Poings Canon » ou « Marteler au Canon » est le nom du second enchaînement du Tai-Chi style Chen. Voir le terme Erlu.

Pour les différentes façons de pratiquer et les différentes formes, voir Vitesse de Pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Posture de l’Arbre 站桩

4.7
(18)

Posture-de-l'Arbre-Pieux-Zhan-Zhuan-Tai-ChiLa Posture de l’Arbre (parfois aussi appelée « posture du pieux ») se dit Zhan zhuang 站桩 zhàn zhuāng. Contrairement à la croyance commune, la Posture de l’Arbre n’est pas une pratique traditionnelle du Tai-Chi, mais une pratique récente qui est une déformation de la Posture Préparatoire Yu bei shi 预备势 (qui est elle fondamentale). La Posture de l’Arbre n’a commencé à se répandre que depuis une cinquantaine d’années sous l’influence de pratiquants extérieurs à Chenjiagou (i.e. Feng Zhiqiang) venant d’autres disciples (Xingyi Quan, Yi Quan).

Pour en savoir plus, voir les articles consacrés à Gongfu Jia du Tai-Chi Chen (1) et Gongfu Jia du Tai-Chi Chen (2).

Retour à l'Index

Posture Préparatoire 预备势

4.7
(18)

Taiji-Wuji-Chen-Xin-Quan-style-Chen-Tai-ChiLa Posture Préparatoire du Tai-Chi  预备势 yùbèi shì est la toute première étape de la pratique qui est celui du travail de la structure immobile précédant le travail de la structure en mouvement. Elle précède le 1er mouvement (Gardien des Cieux) du 1er enchaînement (gongfu jia) du Tai Chi Chen. On l’appelle parfois aussi Wuji 无极, car elle précède le Taiji 太极. Elle permet le  travail fondamental de la structure corporelle qu’il va falloir s’appliquer à retrouver dans tous les mouvements.

Pour comprendre son importance cruciale dans la pratique du Tai-Chi Chen, voir l’article : Essence de la Pratique et Gongfu Jia , Gongfu Jia du Tai-Chi Chen et Energie dans le Dantian.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Pousser Mains

4.7
(18)

Le « Pousser Mains » 推手 tuīshǒu est la seconde étape de la pratique du Tai-Chi, celle du travail à deux du Tai-Chi.

Pour les explications, voir le terme Tuishou.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Prendre pour disciple

4.7
(18)

Prendre pour disciple se dit 收徒弟 shōu túdì. Un maître, shīfu 师父, reconnaît officiellement un disciple, túdì 徒弟, lors d’une cérémonie pendant laquelle ce dernier reconnaît le premier comme son maître.

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’organisation clanique et les termes de parentèle martiale de l’enseignement du Tai Chi à Chenjiagou.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Q

Qi chen dantian 气沉丹田

4.7
(18)

Energie-dans-le-Dantian-Tai-Chi-Baihui-LyonQì chén dāntián 田  signifie « descendre le Qi dans le Dantian » c.à.d.  faire descendre l’énergie dans le bas-ventre. Ce dicton de Chenjiagou est sans doute l’un des plus célèbres du Tai-Chi. Il est connu dans le Tai Chi Chen mais est également l’un de ceux qui ont été repris par les autres styles de Tai-Chi qui en dérivent. Ce dicton est présent depuis toujours dans la tradition orale de Chenjiagou et apparaît pour la 1ère fois dans le premier texte sur le Tai Chi à la fin du 19ème siècle (notamment dans le « Traité du Tai Chi Chuan » attribué à Wang Zongyue).

Pour en savoir plus, dans la série consacrée aux dictions de Chenjiagou, voir l’article qui lui est entièrement dédié Energie dans le Dantian.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

R

Respiration

4.7
(18)

Respiration dans la pratique du Tai-Chi. Contrairement à une idée très répandue (surtout en occident mais aussi dans les pratiques modernes  en Chine), on n’accorde aucune attention particulière à la respiration dans la pratique traditionnelle du Tai Chi Chuan. Elle doit en effet au contraire se caler le plus naturellement possible sur les mouvements et une expression  classique insiste même en disant « Il faut respirer naturellement » 自然呼吸 zì rán hū xī.  L’attention portée à la respiration dans le Tai Chi Chuan est une pratique moderne directement liée à l’aspect méditatif introduit dans le Tai Chi Chuan dans les années 1920 en Chine (puis exacerbé ensuite), et au mélange courant depuis avec d’autres exercices comme le Qi Gong ou la méditation. Le point crucial pour que la respiration puisse être profonde, ventrale et synchronisée avec les mouvements est la justesse biomécanique des postures et des changements. Cela passe d’abord par le travail fondamental de la Posture Préparatoire. De fait, dans l’enseignement traditionnel, insister sur la respiration est contreproductif.

Pour en savoir plus, voir l’article Rôle de la respiration dans le Tai Chi Chuan.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

S

Shidi 师弟

4.7
(18)

Shidi 师弟 shī dì signifie « condisciple junior ». Le caractère shī 师 signifie maître et 弟 signifie frère cadet. La séniorité ne se définit pas ici selon l’âge, mais selon l’antérioté dans la ligné d’un même maître de Tai-Chi. L’entrée dans la lignée définissant le point de départ est la cérémonie lors de laquelle un maître, shīfu 师父, accepte officiellement un élève comme disciple, túdì 徒弟 (et que celui-ci reconnaît le premier comme son maître). Ainsi, le disciple plus récent d’un maître sera appelé shidi par un disciple plus ancien. Il appellera lui ce disciple plus ancien par le terme Shixiong.

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’organisation clanique et les termes de parentèle martiale de l’enseignement du Tai Chi à Chenjiagou.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Shifu 师父

4.7
(18)

Shifu 师父 shīfu signifie « maître » (ici maître de Tai-Chi). Un enseignant est officiellement reconnu comme maître d’un disciple lors d’une cérémonie pendant laquelle le maître accepte le disciple, 收徒弟 shōu túdì, et, réciproquement, ce dernier reconnait son enseignant comme son maître, 拜师 bàishī.  Le maître du maître est appelé Shiye et la femme du maître est appelée Shimu.

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’organisation clanique et les termes de parentèle martiale de l’enseignement du Tai Chi à Chenjiagou.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Shimu 师母

4.7
(18)

Shimu 师母 shīmǔ est l’appellation et le terme de politesse pour la femme du maître 师父 shīfu. Le caractère 师 shī signifie « maître » et le caractère 母 signifie « mère ». Le maître du maître est lui  appelé Shiye 师爷 shīyé où le caractère 爷 yé  signifie « grand-père ». On dit que prendre un disciple revient à le faire enter dans la famille (martiale) et les termes de l’organisation des lignages de maîtres à disciples reprennent ainsi les termes de la parenté biologique.

Pour en savoir plus, voir l’article sur les relations entre maître et disciples dans le Tai Chi Chen et l’organisation clanique de Chenjiagou : Enseigner le Tai Chi Chen à Chenjiagou

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Shixiong 师兄

4.7
(18)

Shixiong 师兄 shī xiōng  signifie « condisciple senior ». Le caractère shī 师 signifie maître et xiōng 兄  signifie frère aîné. La séniorité ne se définit pas ici selon l’âge, mais selon l’antérioté dans la ligné d’un même maître de Tai-Chi. L’entrée dans la lignée définissant le point de départ est la cérémonie lors de laquelle un maître, shīfu 师父, accepte officiellement un élève comme disciple, túdì 徒弟   (et que celui-ci reconnaît le premier comme son maître). En d’autres termes, un disciple plus ancien d’un maître sera appelé Shixiong par un disciple plus récent. Il appellera lui ce disciple plus récent par le terme Shidi.

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’organisation clanique et les termes de parentèle martiale de l’enseignement du Tai Chi à Chenjiagou.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Shiye 师爷

4.7
(18)

Shiye  师爷 shīyé signifie le maître du maître (le « grand maître » au sens de « grand-père »).

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’organisation clanique et les termes de parentèle martiale de l’enseignement du Tai Chi à Chenjiagou.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Shou tudi 收徒弟

4.7
(18)

Shou tudi 收徒弟 shōu túdì signifie « prendre pour disciple ». Voir le terme : Prendre pour Disciple.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Six Coordinations

4.7
(18)

Six Coordinations : voir le terme Liuhe 六合  (ainsi que Wai san he 外三合 et Nei san he 内三合).

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

T

Tai Chi Chen

4.7
(18)

Tai Chi Chen est l’abréviation de Tai Chi style Chen (Taiji-Quan style Chen 陈氏太极拳), le style dont sont dérivés les autres (Yang, Wu-Hao, Sun et Wu). Le Tai Chi Chen se décompose en deux grands courants appelés « Grande Forme » (dajia 大架) et « Petite Forme » (xiaojia 小架). La Petite Forme est le Tai Chi originel. La Grande Forme comporte deux déclinaisons modernes « Vieille Forme » (laojia 老架) et « Nouvelle Forme » (xinjia 新架). Il existe également des versions sportives modernes de compétition du Tai Chi Chen qui sont basées sur la Nouvelle Forme et sont pratiquées dans les universités des sports. Démonstratives, ces dernières sont dépourvues de travail interne et de l’aspect martial.

Pour en savoir plus, voir les articles dédiés à l’Histoire du Tai-Chi et au Tai Chi Originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Tai Chi originel

4.7
(18)

Chen-KeZhong-Tai-Chi-Chen-originelLe Tai-Chi originel est celui  aujourd’hui connu sous le nom de « Petite Forme » xiaojia du Style Chen 陈氏太极拳小架. Presque totalement inconnu en dehors de Chine encore de nos jours, il a été le plus conservateur dans sa transmission et n’a commencé à être enseigné en dehors de Chenjiagou, le village de création du Tai-Chi, que depuis la fin des années 1990. Le Tai-Chi originel faillit disparaître lorsque son principal représentant, Chen Kezhong, fut tué pendant la Révolution Culturelle. Son meilleur disciple, Chen Boxiang, reprenant le flambeau, décida à la fin des années 1990 de sortir du secret de l’enseignement clanique, et de transmettre le Tai-Chi originel au plus grand nombre. 

Pour en savoir plus, voir l’article dédié à l’histoire du Tai-Chi originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Tai Chi Taoïste

4.7
(18)

Tai Chi Originel Mythe Taoiste Zhang San Feng BDTai Chi Taoïste ou Tai Chi de Wudang. Le mythe d’une origine taoïste du Tai Chi et d’une filiation au moine Zhang San Feng et au monastère de Wudang, ainsi que le nom même de Tai Chi Chuan, sont une création de Wu Yuxiang. Ces légendes  n’apparaissent qu’au milieu du 19ème siècle, avec la publication de son manuscrit en 1867 (il retira finalement le nom de Zhang Sanfeng comme créateur  du Tai Chi dans la seconde édition publiée quelques années plus tard). Mais ce n’est qu’avec l’embourgeoisement du Tai Chi et la deuxième génération du Tai Chi Yang que le mythe se diffuse plus largement parmi les intellectuels de Pékin, notamment avec les écrits de Xu Yusheng qui reprennent et amplifient les mythes initiés par Wu Yuxiang.

Pour en savoir plus, voir les articles : Tai Chi Yang, histoire de la création des mythes et Yang Luchan, retour sur les origines.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Tai Chi Wudang 武当太极拳

4.7
(18)

Tai Chi de Wudang 武当太极拳 ou Tai Chi du Mont Wudang 武当山太极拳, du nom du célèbre monastère taoïste se trouvant dans les montagnes Wudang dans la province du Hebei. Pour la création du mythe du Tai Chi de Wudang, voir les termes Tai Chi Taoïste. et Zhang Sanfeng.

Pour en savoir plus, voir les articles : Tai Chi Yang, histoire de la création des mythes et Yang Luchan, retour sur les origines.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Taolu 套路

4.7
(18)

Taolu 套路 tào lù. Voir le terme : Enchaînement de Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Tenue de Tai-Chi

4.7
(18)

tai-chi-pyjama-kimono-jinwuLa tenue de Tai-Chi 唐装 tang zhuang, ou « Veste des Tang », caractérisée par sa fermeture centrale à brandebourg, ne commence à être utilisée, par les pratiquants des grandes villes de la côte Est, que lors des années 1920. Ce premier moment historique de développement du Tai-Chi est la période lors de laquelle des versions simplifiées et gymniques du Tai-Chi connaissent une heure de gloire auprès de l’élite citadine bourgeoise Chinoise. A l’origine, cette tenue n’est pas Chinoise mais Mandchoue dont le précurseur était une veste de cavalier sans manche appelée magua 马褂.

Pour en savoir plus, voir l’article dédié pour connaître l’histoire complète de la Tenue de Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Trois Coordinations Externes

4.7
(18)

Voir le terme  Wai san he, 外三合  wàisānhé, les Trois Coordinations Externes

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Trois Coordinations Internes

4.7
(18)

Trois Coordinations Interne, voir le terme 内三合 nèisānhé.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Tudi 徒弟

4.7
(18)

Tudi 徒弟 túdì signifie « disciple ». On emploie parfois aussi le terme 弟子 dìzǐ, qui est un synonyme de tudi couramment utilisé pour dire disciple.

Pour plus de détails, voir le terme Disciple.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Tuishou 推手

4.7
(18)

Chen-Zhaokui-tuishou-qina-apprendre-Taiji-Quan-Le tuishou 推手 « pousser mains » est la première étape de mise en pratique de l’aspect martial du Tai-Chi. Il consiste en un travail souple avec partenaire lors duquel l’on va, à la fois mettre en application les changements travaillés dans l’enchaînement (aspect défensif), et détecter et provoquer des failles dans la défense du partenaire (aspect offensif). Dans sa variante libre plus avancée, le tuishou intègre les différentes frappes (épaules, coudes, poing,..), projections et saisies. La pratique de l’enchaînement en solo de la gongfu jia (le 1er enchaînement Yilu 一路) et le tuishou sont les deux facettes d’une seule et même pratique. Traditionnellement, le tuishou n’est enseigné qu’aux pratiquants déjà avancés (environ trois ans de pratique intensive).

Pour en savoir plus, voir l’article sur le Tuishou et Essence de la pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

W

Wai san he 外三合

4.7
(18)

Wai san he, 外三合  wàisānhé, sont les Trois Coordinations Externes qui sont « Les mains et les pieds ensemble, les coudes et les genoux ensemble, les épaules et les hanches ensemble » 手与足合,肘与膝合,肩与胯合. La plus fondamentale des trois est la coordination et l’alignement des épaules et des hanches. Ces Trois Coordinations sont la partie externe des Six Coordinations, l’aspect interne étant appelé 内三合 nèisānhé Trois Coordinations Internes.

Pour en savoir plus, voir l’article qui traite des Trois Segments : Dicton Chenjiagou (1) Les Trois Segments.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Waijia Quan 外家拳

4.7
(18)

Shaolin-Kung-Fu-Wai-Jia-Monastere-EntreeLe terme Waijia Quan 外家拳 « Art Martial Externe » apparaît pour la première fois au début de la dynastie Qing en 1669 dans l’inscription funéraire à Wang Zhengnan rédigée par le lettré Huang Zongxi. Le Kung-Fu de Shaolin y est présenté comme son archétype et il y est opposé aux arts martiaux internes que pratiquait Wang Zhengnan et dont le représentant le plus connu est le Tai-Chi. Cette dichotomie entre les deux types d’arts martiaux ne sera reprise et ne commencera à être popularisée  que plus de deux siècles plus tard, dans les années 1920. 

Pour en savoir plus, voir l’article Qu’est-ce qu’un art martial interne Neijia Quan 内家拳. et Tai Chi et Shaolin.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Wang Changjiang 王长江

4.7
(18)

Wang Chang Jiang - Chenjiagou Video Taichi style Chen Laojia Wang Changjiang 王长江 (1951-2020), maître de la 10ème génération du Tai Chi Chen,  petit-fils et  le disciple du renommé Wang Yan (disciple de Chen Yanxi, le père du célèbre Chen Fake). Presque  inconnu à l’étranger, Wang Chang Jiang, récemment décédé, était une personnalité éminemment reconnue et respectée de Chenjiagou, tant pour ses qualités humaines que de pratiquants et d’enseignant.

Pour en savoir plus, voir Wang Changjiang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Wang Yan 王雁

4.7
(18)

Wang-Yan-Maitres-Tai-Chi-Chen-Generation-9Wang Yan 王雁 (1900-1980), maître de la 9ème génération du Tai Chi Chen, fut le disciple de Chen Yanxi 陈延熙 , le père du célèbre Chen Fake. Bien que presque inconnu en dehors de Chine, Wang Yan est celui qui a perpétué pendant de nombreuses années l’enseignement de la Laojia à Chenjiagou. Après la Révolution Culturelle, son petit fils Wang Changjiang, récemment décédé en 2020, avait repris sa suite à Chenjiagou, de même que Zheng Xudong qui enseigne maintenant à Luoyang.

Pour en savoir plus, voir l’article complet sur Chen Fake  et sur son petit-fils Wang Changjiang, ainsi que l’Histoire du Tai-Chi, ainsi que les vidéos de ses disciples Chen Fake Disciples.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Wang Zhengnan 王征南

4.7
(18)

Wang Zhengnan 王征南 (?-1669) est le premier maître d’art martial interne historiquement attesté. L’on connaît son existence grâce à l’inscription funéraire écrite à sa mort par le célèbre lettré Huang Zongxi,  dont le fils fut un élève de Wang Zhengnan. Il y introduit le terme de Neijia Quan 内家拳 « Art Martial Interne » qu’il oppose à Waijia Quan 外家拳 « Art Martial Externe » représenté par la boxe de Shaolin. Wang Zhengnan y est décrit comme un grand maître expert en boxe et en tir à l’arc. On ne sait pas quelle discipline il pratiquait et son inscription mentionne qu’il n’aurait pas eu de disciple pour reprendre son flambeau. C’est également dans son épitaphe qu’apparaît pour la 1ère fois le principe des frappes sur les points vitaux.

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’Histoire du Tai-Chi et sur le Tai-Chi originel, ainsi que ceux sur Yang Luchan et les origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Wang Zongyue 王宗岳

4.7
(18)

Wang-Zongyue-Tai-Chi-Chuan-TraiteWang Zongyue 王宗岳 est un personnage légendaire, supposé avec vécu au 15ème siècle dans la province du Shanxi et être un maître de Boxe Interne 内家拳 nèijiā quán. Il est parfois présenté comme un élève d’une autre figure mythique, le moine taoïste Zhang Sanfeng. Le mythe de Wang Zongyue occupe une place centrale dans le milieu du Tai-Chi car c’est avec la publication, au 19ème siècle, d’un livre qui lui est attribué, le « Traité du Tai Chi Chuan » 太极拳论 tàijíquán lùn, qu’apparait pour la première fois le terme Tai Chi Chuan (tàijíquán 太极拳). Le livre a en réalité certainement été écrit par Wu Yuxiang, un élève de Yang Luchan.

Pour en savoir plus, voir les articles consacrés à l’Histoire du Tai-Chi et au Tai-Chi originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Wu Yuxiang 武禹襄

4.7
(18)

Wu-Yuxiang-Tai-Chi-Style-Wu-Yu-XiangWu Yuxiang 武禹襄 (1812-1880) est un élève de Yang Luchan et le créateur du Tai-Chi style Wu (aussi appelé Wu-Hao). Il aurait également appris pendant un mois auprès de Chen Qingping (pratiquant de la forme originelle Xiaojia du style Chen) au village de Zhaobao. Il occupe une place importante dans l’histoire du Tai Chi Chuan car il va être le premier à théoriser la pratique. Il est à la fois le créateur du nom de « Tai Chi Chuan » et des premiers écrits sur le Tai Chi. Pour légitimer ses écrits, il invente la découverte d’un manuscrit supposé ancien dans un entrepôt de sel et attribue l’ouvrage au personnage de Wang Zongyue.

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’Histoire du Tai-Chi et sur le Tai-Chi originel, ainsi que ceux sur Yang Luchan  et les origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

X

Xiaojia 小架

4.7
(18)

Chen-KeZhong-Tai-Chi-Chen-originel-XiaojiaLa  Xiaojia 小架 “Petite Forme » du Tai-Chi style Chen (陈式太极拳小架) est la forme originelle du Tai-Chi-Chuan. On la distingue, dans le village de création du Tai-Chi, Chenjiagou 陈家沟, par opposition à la Dajia 大架 « Grande Forme ». Bien plus conservatrice que cette dernière qui est déjà mondialement reconnue, la branche originelle du Tai-Chi, ne commencera à être transmise à l’extérieur du clan que dans les années 1990 sous l’impulsion de son plus grand représentant contemporain, Chen Boxiang. Un dicton traditionnelle indiquait d’ailleurs  encore il y a peu que « La Grande Forme ne sort pas du village, la Petite Forme ne sort pas même de la famille ». Elle a même faillit disparaître lors de la Révolution Culturelle et n’a été sauvée que grâce aux efforts de Chen Kezhong. Aujourd’hui encore, elle  commence  à peine à être connue et enseignée à l’étranger.

Pour en savoir plus, voir les articles sur l’Histoire du Tai-Chi, sur le Tai-Chi originel et sur la Formation au Tai-Chi originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Xu ling ding jing 虚领顶劲

4.7
(18)

energie-force-vide-cadre-suspenduL’expression 虚领顶劲 xū lǐng dǐng jìn est un dicton classique du Tai-Chi de Chenjiagou qui signifie « force vide au sommet de la tête » (littéralement « une force vide dirige au sommet »). Il ne peut être réellement compris qu’associé à l’autre partie du dicton en deux termes auquel il est attaché 气沉丹田 qì chén dāntián, c.à.d. « l’énergie descend dans le Dantian« . Ce qu’il faut en effet comprendre est que « Si la force vide au sommet est bien présente, alors l’énergie descend dans le dantian ». Le plus important est que cette « force vide » n’est que l’un des critères de la Posture Préparatoire que l’on doit conserver tout au long de la pratique, qui, ensemble permettent le relâchement et la descente de l’énergie. Elle ne doit surtout pas être comprise comme une force qui tire vers le haut,  mais comme un point d’accroche situé au sommet du crâne qui retient la structure corporelle. Le mot « force » 劲 jìn de l’expression n’est pas celui d’une force physique mais  d’une intention légère.

Pour en savoir plus, voir l’article Energie dans le Dantian ainsi que celui sur l’importance fondamentale de la Posture Préparatoire du Tai Chi Chen et les Dictons de Chenjiagou (1)

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Y

Yang Luchan 杨露禅

4.7
(18)

Yang Luchan Histoire du Tai Chi Yang Lu Chan Taichi Style Taijiquan

Yang Lu Chan 杨露禅 (1799–1872) est le créateur d’une forme de Tai-Chi appelée Tai-Chi style Yang.  Arrivé enfant au village de Chenjiagou comme  serviteur gagé au service de Chen Chang Xing, il espionna l’enseignement de celui-ci lors de son séjour au village.  C’est paradoxalement lui qui, au 19ème siècle, va faire connaître sa version personnelle du Tai-Chi à Pékin.  Le style Yang et ses dérivés seront aussi ceux qui vont faire connaître le Tai-Chi à un public plus large, celui de l’élite bourgeoise des grandes villes de la côte Est, dans les années 1920. C’est également le style de Yang Lu Chan qui va être le premier à être connu en occident lorsque Cheng Man Qing, émigré à New-York dans les années 1960, commencera à l’enseigner aux Etats-Unis.

Pour en savoir plus, voir l’article dédié à l’histoire Yang Luchan et du début du Tai Chi Yang, ainsi que les articles consacrés à l’Histoire du Tai-Chi , les origines du Tai-Chi Yang, et celui au Tai-Chi originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Yangsheng 养生

4.7
(18)

Yangsheng et Tai-Chi MTC Médecine Traditionnelle Chinoise

Yangsheng 养生 yǎngshēng, littéralement « Nourrir la Vie », signifie de manière plus triviale « Prendre soin de soi », « Prendre soin de sa santé ». Le terme Yangsheng est aujourd’hui associé à toutes les techniques corporelles prophylactiques (i.e. de conservation de la santé, de prévention des maladies) traditionnelles chinoises. A l’origine, ces pratiques très diverses (exercices corporels, pratiques méditatives ou sexuelles,  ou encore potions) étaient liées à des pratiques religieuses et alchimiques, principalement taoïstes, dont l’objectif était la recherche de la Longue Vie 长生 Changsheng (c.à.d. de Immortalité xian pour les taoïstes). Elles vont être purgées de leurs « superstitions » et abordées uniquement sous leur aspect médical lors de la période républicaine, puis  communiste, et constituées en tant que branche de la médecine  chinoise. C’est aussi le moment où le Tai Chi va commencer à être rattaché à ces techniques de Yangsheng et que va être créé le mythe du Tai Chi Taoïste.

Pour en savoir plus, voir l’article complet : Liens entre Tai Chi et Yangsheng.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Yi ceng jia 一层架

4.7
(18)

Yi ceng jia 一层架 yī céng jià  est la première façon de pratiquer le 1er enchaînement du Tai-Chi style Chen originel (appelé Xiaojia). Elle est la plus fondamentale et est appelée Gongfu Jia. Elle met l’accent sur la structure corporelle et le maintien de celle-ci lors des changement. Le Yin y domine, elle se pratique lentement et  n’inclut pas  de sortie de force. Les deux autres pratiques (er ceng jia 二层架 et  san ceng jia 三层架), qui ne viennent qu’ultérieurement, sont plus Yang, et se pratiquent à un rythme rapide et comprennent des frappes de plus en plus nombreuses. Ces trois façons de pratiquer un même enchaînement est une spécificité de la Xiaojia que l’on ne  retrouve pas dans la Daijia « Grande Forme » (Nouvelle Forme et Ancienne Forme). La san ceng jia se pratique de la même façon que le 2nd enchaînement (Erlu Paochui) du Tai Chi Chen.

Pour aller plus loin et voir les vidéos des trois façons de pratiquer le 1er enchaînement, voir l’article sur Vitesse de la pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Yilu 一路

4.7
(18)

Yilu 一路 yī lù  signifie « Premier Enchaînement ». Présent dans les deux branches du Tai-Chi style Chen (Dajia et Xiaojia), il est le plus fondamental des enchaînements, et est pour cette raison également appelé gongfu jia 功夫架,  la « forme pour développer le gongfu », c.à.d. pour permettre l’intégration corporelle profonde. A l’intérieur de celle-ci, les premiers mouvements sont appelés les 13 Mouvements Essentiels. Afin de pouvoir conserver la structure bio-mécanique de la Posture Préparatoire lors de tous les changements et de développer le sens proprioceptif, le premier enchaînement doit être pratiqué lentement et les frappes (Fali « Sorties de Force ») ne sont pas actualisées (comme dans le second enchaînement Erlu Paochui). Lorsque l’on souhaite préciser, l’on ajoute alors le nom de la branche du Tai Chi Chen (par ex. Xiaojia Yilu « 1er enchaînement de la Petite Forme », ou Laojia Yilu « 1er enchaînement de la Vieille Forme »). Pour le Tai-Chi Chen originel, ce 1er enchaînement possède en outre trois variantes, dont seule la première (yiceng jia) est appelée gongfu jia .

Pour en savoir plus sur les différentes façons de pratiquer et les différentes formes, voir Essence de la Pratique du Tai-Chi et Vitesse de Pratique du Tai-Chi.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Yongnian 永年

4.7
(18)

Yongnian 永年 est le bourg et district d’origine de Yang Luchan (Préfecture de Guangping 广平, dans la Province du Hebei 河北 ), le créateur du Tai Chi Yang. A son retour de Chenjiagou, il commencera à y enseigner le Tai Chi sous le nom de Hua Quan 化拳 « Boxe des Changements » et de Mian Quan 绵拳 « Boxe de Coton ». C’est également le bourg d’origine de Wu Yuxiang, Li Yiyu et Hao Weizhen.

Pour en savoir plus, voir Yang Luchan, ainsi que l’article consacré aux origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Yu bei shi 预备势

4.7
(18)

Yü bei shi 预备势 : voir le terme  Posture Préparatoire du Tai-Chi.

Pour en savoir plus, voir les articles consacrés à Gongfu Jia du Tai-Chi Chen (1)  et  Gongfu Jia du Tai-Chi Chen (2).

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Z

Zhan zhuang 站桩

4.7
(18)

Zhan zhuang 站桩 : voir le terme Posture de l’Arbre  

Pour en savoir plus, voir les articles consacrés à Gongfu Jia du Tai-Chi Chen (1) et Gongfu Jia du Tai-Chi Chen (2).

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Zhang Sanfeng 张三丰

4.7
(18)

Zhang Sanfeng Maitre Taoiste Tai-ChiZhang San Feng 张三丰 est une figure taoïste mythique dont le nom va être utilisé par la deuxième génération de pratiquants du Tai-Chi style Yang pour tenter de faire croire à une transmission secrète du Tai-Chi et prétendre que le Tai-Chi appris par Yang Lu Chan auprès de Chen Chang Xing à Chenjiagou (le village de création du Tai-Chi) viendrait en réalité de Zhang Sanfeng. Ce mythe va être créée par le mandarin Wu Yu Xiang (un élève de Yang Lu Chan), qui  va également être le premier à commencer à appeler la boxe de la famille Chen du nom de Tai Chi Chuan (taijiquan 太极拳). Il va alors inventer une histoire selon laquelle son frère, par le plus grand des hasards, aurait découvert un vieux manuscrit perdu dans un entrepôt de sel qui indiquerait que Zhang San Feng serait le créateur du Tai-Chi et serait associé au monastère taoïste du Mont Wudang. Plus proche de Harry Potter que de toute réalité factuelle, les historiens ont depuis longtemps montré que cette historiette n’était qu’une fable.

Pour en savoir plus, voir les articles consacrés à l’Histoire du Tai-Chi, les origines du Tai-Chi Yang  ,  l’histoire de Yang Luchan, et au Tai-Chi originel.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Zhaobao 忽灵

4.7
(18)

Zhaobao 忽灵 est un village situé à quelques kilomètres de Chenjiagou, le lieu de création du Tai-Chi. Les habitants de Zhaobao ont commencé à pratiquer le Tai-Chi au 19ème siècle quand Chen Qingping 陈清平 (1795-1868) – un homme de Chenjiagou pratiquant la forme originelle, appelée « Petite Forme » xiaojia 小架 – est venu s’installer au village pour habiter avec sa femme chez ses beaux-parents et à commencer à y enseigner. Une nouvelle branche dérivée du style Chen va alors s’y développer : le style Zhaobao, aussi appelé style He 和氏太极拳 . C’est à Zhaobao que Wu Yuxiang, le créateur du Tai Chi style Wu, viendra apprendre auprès de Chen Qingping.

Pour en savoir plus, voir l’article sur l’Histoire du Tai-Chi et sur le Tai-Chi originel, ainsi que ceux sur Yang Luchan et les origines du Tai-Chi Yang.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Zheng Xudong 郑旭东

4.7
(18)

Zheng-Xudong-Maitres-Tai-Chi-Chen-Generation-10Zheng Xudong 郑旭东 (1951-), maître de la 9ème génération du Tai Chi Chen, est un disciple du célèbre Wang Yan (disciple de Chen Yanxi, le père du célèbre Chen Fake). Egalement appelé Tai Xing, Zheng Xudong débute son apprentissage du Tai Chi Chen dans sa famille, puis étudie une forme externe avec Zhu Tiancai, avant de bénéficier de l’enseignement de plusieurs anciens de Chenjiagou, puis de rejoindre Wang Yan.  Il enseigne le Tai Chi Chuan et le Qi Gong depuis 1980 et continue d’exercer son métier de Médecin Traditionnel Chinois jusqu’en 1989, année au cours de laquelle il décide de se consacrer exclusivement au Tai Chi Chuan et au Qi Gong. Il est co-disciple de Wang Chang Jiang, le petit-fils de Wang Yan, décédé en 2020, qui avait pris le relai de son grand-père et enseignait à Chenjiagou.

Pour en savoir plus sur sa biographie  Zheng Xudong, ses DVD Tai Chi Chen en français et ses Vidéos Zheng Xudong.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Ziran huxi 自然呼吸

4.7
(18)

自然呼吸 zì rán hū xī est une expression classique à Chenjiagou qui signifie « Respirer naturellement ». Voir le terme : Respiration.

Pour en savoir plus, voir l’article complet Rôle de la respiration dans le Tai Chi Chuan.

Voir le Glossaire du Tai-Chi

Retour à l'Index

Donnez-nous votre avis

Cliquez sur les étoiles pour voter

Vote moyen 4.7 / 5. Nombre de votes 18

Pas encore de vote. Soyez le premier à en laisser un.

Suivez-nous sur Facebook pour suivre nos publications

et restez informé des nouveaux articles et vidéos à télécharger, en cliquant sur le F ci-dessous

Pour les arts martiaux externes, voir Kung-Fu Wushu Lyon.