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Tai Chi Chuan

Créateur du Taichi Chuan - Chen Wang Ting avec Jiang Fa- Tai Chi Lyon
Le créateur du Tai Chi Chuan

Nous avons  regroupé ici les réponses aux questions les plus fréquentes concernant le Tai Chi Chuan. Les réponses que vous y trouverez vont parfois à l’encontre des idées reçues et s’élèvent à dessein contre les mythes. Elles sont iconoclastes dans l’acception étymologique du terme et brisent effectivement parfois les images oniriques des panégyristes d’un Tai Chi Chuan réinventé. Voir aussi l’article Tout ce que le Tai Chi n’est pas. 

Elles paraitront peut-être polémiques à certains. Elles ne sont de fait, par delà les discours convenus et les approches commerciales trop souvent empruntes d’exotisme et de rêve, que l’expression de l’essence réelle du Tai Chi Chuan traditionnel. Elles sont surtout le fruit de plusieurs années passées en Chine à apprendre auprès de maîtres qualifiés, de longues années de pratique, de recherches, et d’enseignement.

Le Tai Chi Chuan

Vous pouvez accéder directement à chaque réponse en cliquant directement sur la question spécifique, puis revenir directement au sommaire pour passer à la prochaine question qui vous intéresse.  Pour des informations plus détaillées concernant l’histoire et la généalogie des différents styles de Tai Chi, vous pouvez vous reporter à la page dédiée : Histoire du Tai Chi Chuan.

Le Tai Chi enseigné à Lyon par l’association est le style original, le Tai Chi style Chen traditionnel (c.à.d. l’ancêtre commun à toutes les autres formes de Tai Chi Chuan) : les Cours de Tai Chi Lyon  et Formation au Tai Chi en week-end. 

Questions et Réponses Tai Chi Chuan

Questions générales sur le Tai Chi Chuan

Quelle est la différence entre Taiji Quan, Tai Chi Chuan et Taichi Chuan ?
Quelle est la différence entre Tai Chi et Tai Chi Chuan ?
Qu’est-ce que le Tai Chi Chuan ?
Ce que le Tai Chi Chuan n’est pas ?
En quoi consiste concrètement la pratique du Tai Chi Chuan ?
Qu’appelle t-on exactement un art martial “interne” ?
Quels sont les rapports entre Tai Chi Chuan et méditation ?
Quels sont les liens entre Tai Chi Chuan et Médecine Traditionnelle Chinoise ?
Quels sont les liens entre Tai Chi et Yangsheng “Nourrir la Vie” ?
Le Tai Chi Chuan est-il lié au Kungfu et au Wushu ?
Quels sont les différents styles de  Tai Chi Chuan ?
Quelle est la différence entre Tai Chi et Qi Gong ? 
Les mouvements de Tai Chi portent-ils des noms ? 
Quelle est la forme originelle du Tai Chi ? 
Les femmes chinoises ont-elles toujours pratiqué le Taichi et le Kungfu ?
Qu’est-ce que le Qi Gong ? 
Qu’est-ce que le Kungfu (Gongfu) ?

Questions sur la pratique du Tai Chi Chuan

Quel est le rôle de la respiration dans la pratique du Taichi Chuan ?
Pourquoi le Taichi se pratique t-il lentement ?
Il y a t-il une tenue (kimono) de Taichi ? 
A quelle vitesse doit-on pratiquer le Taichi ? 
Le Tai Chi est-il réellement efficace en combat ?
Le Tai Chi se pratique t-il en musique ? 
A quelle hauteur doit-on pratiquer le Taichi ?
Quelles sont les étapes de la pratique du Taichi ?

Aller plus loin sur le Tai Chi Chuan

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Où pratiquer le Taichi à Lyon 
Bibliographie Taichi 
Avis sur cet article Connaitre le Taichi 

Questions générales sur le Tai Chi Chuan

Quelle est la différence entre Taiji Quan, Tai Chi Chuan et Taichi Chuan ?

Tai Chi Lyon - Taiji Tu Yin Yang Lai Zhi De - Yin Yang Il n’y en a aucune, ce sont simplement des translitérations différentes d’un même terme chinois 太极拳 qui signifie littéralement « Poing du Taiji » ou « Boxe du Taiji ». La traduction littérale de “Boxe du Faite Suprême” que nous indiquions autrefois (emprunté au livre de C. Despeux) apparait avec le recul ne rien apporter à la compréhension et au contraire compliquer plus encore qu’elle n’éclaire.

La transcription phonétique initiée en 1958 en Chine et adoptée officiellement en 1979 est celle du « pinyin ». Avant cela, plusieurs systèmes coexistaient pour transcrire les caractères chinois (notamment le système français EFEO – Ecole Française d’Extrême Orient – et le système anglais dit Wade-Giles). Le pinyin est depuis devenu la norme internationale et l’on devrait donc désormais normalement transcrire le mot chinois 太极拳 par « taiji quan » au lieu de Tai Chi Chuan ou Taichi Chuan. Pour des raisons de commodité pour les locuteurs français peu habitués au système pinyin, nous utilisons toutefois ici les transcriptions plus anciennes de Tai Chi Chuan ou Tai Chi, plus naturelles pour les francophones.

La représentation ci-dessus est une version ancienne du Tai Chi introduite au 16ème siècle par le philosophe néo-confucianiste Lai Zhide.

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Quelle est la différence entre Tai Chi et Tai Chi Chuan ?

taijitu-classique-tai-chi-yin-yang-symbole-taichi-degradeQuand il n’est pas utilisé comme simple abréviation de Tai Chi Chuan (comme cela se fait fréquemment en Chine), le terme Tai Chi fait référence au concept philosophique du Yin et Yang dont la représentation graphique  bien connue illustre leur complémentarité (et de fait surtout leur opposition, nous y reviendrons) . Si l’on excepte l’utilisation abréviative, le Tai Chi est un concept philosophique et le Tai Chi Chuan est le nom d’un style de Boxe dont les principes de pratique se conforment aux règles du Tai Chi. 

Comme nous le verrons, il serait en réalité plus judicieux d’appeler certaines pratiques du nom de Tai Chi (celles n’incluant aucun aspect martial) et de réserver l’appellation de Tai Chi Chuan aux formes traditionnelles (qui, si elles ne sont pas directement axées sur le combat, respectent pour le moins des principes structurels minimum). La représentation ci-dessus est la  version la plus connue du Diagramme Yin Yang (Taijitu) qui est la représentation graphique du Tai Chi. 

 Yin Yang Symbole Taijitu Taichi Symbole du Yinyang Cucuteni
Le premier diagramme Tai Chi – Yin Yang

Notons également en passant que, alors que l’Ecole du Yin Yang (yinyangjia) en Chine débute il y a environ 2 500 ans, la représentation la plus ancienne connue du Diagramme du Tai Chi lui est bien antérieure et date d’il y a plus de 6 000 ans (photo ci-contre). Elle a été retrouvée dans un site archéologique de la Culture Cucuteni (actuelles Roumanie et Ukraine) et, selon les dernières recherches académiques, auraient d’abord été une représentation graphique astronomique liée à l’utilisation du gnomon. Nous y reviendrons dans un article à venir sur le Yin Yang.

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Qu’est-ce que le Tai Chi Chuan ?

Définition du Tai Chi Chuan

J’avais donné il y a quinze ans une définition et une formule synthétique devenue la devise du club , d’ailleurs souvent reprise in extenso sur internet, qui me paraissait bien résumer ce qu’est le Tai Chi Chuan (taijiquan 太极拳)

Tai-Chi-Lyon-Yin-Yang-Taijitu-Ancienne-Version-Lai-Zhi-DeLe Tai Chi Chuan est à la fois un art martial, une technique de santé et un art de vivre.

J’ajouterais aujourd’hui volontier que cet art de vivre est au fond l’art du compagnon qui consacre sa vie à réaliser un chef-d’oeuvre. Contrairement au premier, le chef-d’oeuvre du pratiquant de Tai Chi ne lui est pas extérieur, il est à la fois l’artisan et l’objet du chef-d’oeuvre lui-même. Cet art est celui dans lequel intérieur et extérieur ne font qu’un. Cet art de vivre du Tai Chi est celui du perfectionnement continuel de la pratique elle-même.

Formulé en d’autres termes, la voie du Tai Chi est le chemin lui-même. Ce chemin là n’a pas de destination prédéterminée car il ne mène que là où l’on décide qu’il aille.

Certains parcourent le chemin un an ou deux sans regarder le paysage, d’autres pratiquent pendant 20 ou 30 ans sur le mauvais chemin et en sont réduit à ne voir qu’un paysage unique et monotone (i.e. pratique externe), pour les plus chanceux enfin il est le chemin d’une vie sur lequel, quand on l’arpente avec attention,  les paysages ne cessent de se varier au fur et mesure de la progression. Ce paysage intérieur ne se dévoile que si l’on le parcoure lentement.

Carte Chenjiagou-Shaolin Tai Chi Lyon Kungfu Shaolin New
64 km de Chenjiagou (berceau du Tai Chi) à Shaolin

Avec sa pratique lente et souple, le Tai Chi Chuan apparaît souvent à l’œil du béotien comme une gymnastique douce d’apparence inoffensive. Cet aspect extérieur cache pourtant, comme son nom « Boxe du Tai Chi » l’indique, qu’il est avant tout un art martial, et qu’il n’a été que cela pendant des siècles.

Il fait partie de la grande famille des Quan 拳 , des « Boxes Chinoises » (au même titre par exemple que le Shaolin Quan, le Baji Quan, le Xinyi Quan, ou encore le Yongchun Quan, plus connu sous son nom de Wingchun), c.à.d. du wushu 武术, les arts martiaux chinois (littéralement les « techniques martiales ») souvent désignés par le terme générique de Kungfu.

Voir la série d’articles consacrée à Histoire du Kungfu Wushu. 

Une partie des techniques du Tai Chi Chuan, ainsi qu’un grand nombre des noms de ses mouvements, sont d’ailleurs communs avec le célèbre Kungfu de Shaolin. Le monastère de Shaolin (au Mont Song dans la province du Henan) n’est situé qu’à quelques 60 kilomètres de Chenjiagou, le village de création du Tai Chi Chuan, ce qui a certainement très tôt facilité les échanges.
Tai Chi Lyon Taijiquan style Chen Diagramme Taichi Yin Yang Taiji Taijitu Taichi Yin Yang Taijitu Qigong Wushu Kungfu pinyin
Les deux aspects Yin et Yang du Tai Chi Chuan : Wushu et Qi Gong

Il fait partie des arts martiaux chinois internes. C’est cet aspect interne qui distingue notamment le Tai Chi Chuan de la vaste majorité des arts martiaux chinois (appelés à l’étranger Kungfu ou Wushu).

Nous reviendrons plus loin sur ce qu’il faut entendre exactement par art martial interne ainsi que sur l’efficacité martiale du Tai Chi Chuan.

Notons simplement pour l’instant que le Tai Chi Chuan traditionnel inclut deux aspects : interne et externe.

Le premier aspect –  interne, souple et yin 阴 – correspond à une pratique de type Qi Gong (qigong 气功), et le second –  externe, dur et yang 阳- à une pratique de type Kungfu (gongfu 功夫 ou Wushu 武术).

Ces deux aspects opposés et complémentaires du Tai Chi Chuan sont illustrés par la figure du Taijitu (diagramme du Tai Chi) ci-dessus. 

En d’autres termes, si son objectif premier est bien à l’origine purement martial :

Tai-Chi-Lyon-Yin-Yang-Taijitu-Ancienne-Version-Lai-Zhi-Dedans la pratique et son entraînement, le Tai Chi Chuan traditionnel est à la fois une pratique interne (de santé) et un art martial externe, ou, dit autrement, un Qi Gong et un style de Wushu.

Pour en savoir plus sur la pratique du Tai Chi, voir ici : En quoi consiste concrètement la pratique du Tai Chi ?

La situation actuelle du Tai Chi Chuan

La situation est bien différente aujourd’hui et, même si la plupart des enseignants continuent, pour des raison principalement commerciales, de présenter le Tai Chi Chuan comme un art incluant également un aspect martial, dans ses déclinaisons modernes, la finalité martiale du Tai Chi Chuan et l’entrainement en vu de cet objectif ont quasiment disparus de fait de l’enseignement.

Cette constatation est d’autant plus prégnante pour les formes de Tai Chi Chuan pratiquées à l’étranger où, qu’on le regrette ou que l’on s’en réjouisse, pratiquement aucune n’inclut d’entraînement martial digne de ce nom.

En Chine, le regain des cultures populaires nationales et le renouveau du Tai Chi Chuan traditionnel depuis une vingtaine d’année a partiellement permis de ressusciter l’aspect martial original de la pratique.

Sous une même appellation de « Tai Chi Chuan », on trouve ainsi aujourd’hui des pratiques qui vont dans les faits revêtir – selon les enseignants, les styles, les écoles et les lieux – des formes très différentes, chacune ayant un rapport plus ou moins lointain avec le Tai Chi Chuan traditionnel.

Rares sont celles qui regroupent à la fois les aspects internes et externes, certaines ne penchant quasi exclusivement que du côté externe, et d’autres uniquement du côté interne.

Les pratiques externes du Tai Chi Chuan

competition-tai-chi-en-chine-taichi-lyonDans la première catégorie, l’on trouvera ainsi des formes qui consistent essentiellement en une série de mouvements proche d’une gymnastique douce (mais sans principes bio-mécaniques fermement établis puisqu’ils n’ont pas été  à l’origine conçus dans cette optique), ou encore des formes sportives et esthétisantes (surtout en Chine avec notamment les formes de compétition enseignées dans les universités des sports).

Ces formes sont dépourvues des deux aspects essentiels du Tai Chi Chuan traditionnel et ne comprennent ni aspect martial, ni aspect interne.

Au final, ce qui distingue le plus les premières d’une simple gymnastique est surtout le nom qu’il leur ai donné, l’enchaînement de mouvements et la tenue chinoise des pratiquants et/ou de l’enseignant.

Quant aux formes sportives et de démonstration du Tai Chi Chuan, elles se rapprochent de fait beaucoup des pratiques modernes du Kungfu Wushu dont elles partagent à la fois l’objectif premier d’une chorégraphie esthétisante et… l’inutilité martiale concrète.

Avec ses postures très basses, ses mouvements amples et ses changements de rythme, ce sont néanmoins celles qui impressionnent le plus les néophytes qui voient dans ces démonstrations la preuve vivante de l’aspect martial du Tai Chi Chuan.  

Les pratiquants avertis d’arts martiaux de contact (boxe thai, MMA) comprennent eux généralement assez rapidement que ce n’est que poudre aux yeux.

cours de tai chi a chenjiagou henan chine enfants vieux maitres chinois style chen taichi lyonA l’inverse, la pratique du Tai Chi style Chen de la “Petite Forme” (Xiaojia) avec ses posture hautes, ses gestes ramassés et sa simplicité apparente, n’a l’air de rien et ne risque pas d’impressionner qui que ce soit.

La Xiaojia est pourtant non seulement la plus traditionnelle et ancienne de toutes les variantes du style Chen, mais également celle réellement la plus tournée vers l’efficacité martiale de toutes les formes de Tai Chi Chuan. Nous consacrerons un article dédié à l’aspect martial du Tai Chi (Quelle est l’efficacité martiale réelle du Tai Chi ?)

Les pratiques “internes” et théoriques du Tai Chi Chuan

A l’opposé de ces formes édulcorées purement externes, d’autres tombent dans l’excès inverse et ne voient dans le Tai Chi Chuan qu’un art purement interne, quasiment déconnecté de toute réalité physique.

Ils en viennent alors à appeler Tai Chi Chuan ce qui n’est souvent plus qu’une forme maladroite de Qi Qongou parfois encore une pratique méditative que l’on tente arbitrairement de recaser dans des mouvements empruntés au Tai Chi. Ce type de pratique tend également souvent à parer la pratique d’atours théoriques.

Afin d’asseoir leur légitimité par delà la pratique, ces enseignements se gargarisent en effet facilement de grands mots et font souvent référence, avec plus ou moins de bonheur et de précision, à la médecine traditionnelle chinoise.

On y entend beaucoup parler d’énergie, de Qi, de développement personnel, d’écoute de soi, de relaxation bienfaisante, de lien entre le corps et l’esprit,.. Ces formes sont parfois tellement déconnectées de tout support physique, et donc de tout mouvement, qu’il arrive parfois que certains proposent des formes de Tai Chi Chuan… couché.

Appeler du nom de Tai Chi Chuan ces pratiques new-age – à l’occasion inspirées de méthodes comme la sophrologie ou Feldenkrais puis revitalisées à la sauce terminologique chinoise pour une touche d’exotisme et de mystère  – est plus qu’un abus de langage, c’est véritablement de la tromperie sur la marchandise.

De la même manière, vouloir à toute prix lier le Tai Chi avec la médecine chinoise relève de la supercherie (voir Quels liens entre Tai chi et médecine Chinoise).

Bien qu’elles ne soient pas à proprement parler nuisibles (si tant est qu’un minimum de structure corporelle soit respectée dans l’enseignement), il convient de garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas de Tai Chi Chuan.

Le problème est alors pour le profane, pour qui il est quasiment impossible de se faire une idée précise de ce qui l’attend, d’arriver à choisir un enseignement qui corresponde à ses objectifs et qui le satisfasse.

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Ce que le Tai Chi Chuan n’est pas ?

Les clichés surannés et les images d’Epinal autour du Tai Chi (et de toutes les pratiques “exotiques” en général) ayant la vie dure, il est intéressant de remettre un peu de raison en examinant ce que le Tai Chi n’est pas.

La liste suivante de ce qui est parfois pensé ou affirmé à tort à propos du Tai Chi Chuan n’est bien entendu pas exhaustive mais reflète une partie des croyances communes. 

Pour ceux qui souhaiteraient commencer à pratiquer et s’apprêtent à choisir un club ou un enseignant, cette liste peut aussi constituer un petit guide de survie pour tenter d’y voir plus clair, et permettre de discerner le bon grain de l’ivraie dans la jungle des assertions diverses et parfois contradictoires de ce qu’est supposé être le Tai Chi.

Le Tai Chi traditionnel n’est pas : 

  • pas une technique de développement personnel, 
  • pas une gymnastique douce, 
  • pas une pratique en pyjama (ou kimono), 
  • pas une spiritualité ni une sagesse, 
  • pas une pratique énergétique, 
  • pas lié à la médecine traditionnelle chinoise, 
  • pas taoïste, 
  • pas magique ni mystérieux, 
  • pas une simple forme de qi gong, 
  • pas non plus une méditation ni une pratique contemplative, 
  • l’imitation des animaux… 

Voyons maintenant rapidement les raisons pour lesquelles le Tai Chi n’est rien de tout cela : lire l’article  Tout ce que le Tai Chi n’est pas. 

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En quoi consiste concrètement la pratique du Tai Chi Chuan ?

Pour être précis, il faudrait idéalement distinguer les types de pratique selon le niveau atteint par le pratiquant, car celles-ci peuvent en effet être très différentes. Nous détaillerons celles-ci dans un article dédié (Les étapes de la pratique du Tai Chi).

Il faudrait également différencier le travail à mains nues (en solo), du travail des armes (épée, sabre, hallebarde,..) et du travail à deux (tuishou, “pousser-mains”, avec ses différentes déclinaisons).

La pratique des armes et du tuishou ne viennent traditionnellement qu’après la première étape, celle de l’entraînement des taolu, les enchaînement en solo – entièrement maîtrisé.

Le premier enchaînement (yilu 一路) est même le plus fondamental car il est celui qui permet de développer son gongfu (kungfu), c.à.d son habilité devenue une seconde nature.

Voir la série d’article consacrée à l’ Histoire du Kungfu Wushu  (gongfu) ? 

Pour néanmoins donner une idée à ceux qui ne connaissent pas le Tai Chi Chuan de ce en quoi consiste le coeur de son entraînement :

Tai Chi Lyon Yin Yang Taijitu Ancienne Version Lai Zhi De - Diagramme TaichiDans la première phase de l’apprentissage, le Tai Chi Chuan consiste en la pratique lente d’un enchaînement codifié de mouvements d’origine martiale. Son objectif premier est la coordination parfaite du corps dans sa globalité par l’équilibre des contraires (interne-externe, haut-bas, droite-gauche, proximal-distal) qui permet de “garder le centre” et la capacité à toujours être en situation de changement aisé.

Le résultat obtenu est notamment que “lorsqu’une partie du corps bouge, tout le corps bouge”.

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Qu’appelle t-on exactement un art martial “interne” ?

La culture et la langue chinoise s’attache souvent, par un processus parfois appelé parallélisme, à décrire la réalité par une opposition entre deux termes opposés (dont le binôme le plus connu est celui du Yin Yang). Ainsi, dans domaine des arts martiaux chinois, distingue t-on les arts martiaux externe 外家拳waijia quan, des arts martiaux internes 内家拳 neijia quan (dont fait partie le Tai Chi Chuan).

Le premier regroupe tous les arts martiaux poings-pieds classiques, généralement appelés Kungfu dans les pays occidentaux, dont les méthodes d’entraînement (et même une grande partie des techniques fondamentales) sont peu ou prou les mêmes que celles d’arts martiaux plus connus comme le Karaté ou le Taekwondo.

Le second groupe se distingue du premier non pas dans sa finalité, mais par les moyens de l’atteindre. C’est à cette seconde famille, celle des arts martiaux internes, qu’appartient le Tai Chi Chuan. Cette approche particulièrement originale de la pratique martiale est unique à la culture chinoise.

Pour lire la suite, consulter directement l’article dédié  : Qu’est-ce qu’un art martial interne ?

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Quels sont les rapports entre Tai Chi Chuan et méditation ?

Comme nous l’avons indiqué plus haut (Ce que le Tai Chi n’est pas ), le Tai Chi n’est pas une méditation en mouvement ni une pratique contemplative  et il  est même, dans ses principes, en quelque sorte l’inverse d’une méditation, tant dans ses objectifs que ses méthodes.

Tai Chi et Médiation - Méditation Assise Bouddhiste Zen - Tai Chi LyonLes méditations qui s’approcheraient le plus de la pratique du Tai Chi sont celles dites de la “pleine conscience” qui recommandent de porter son attention sur le moment présent et les sensations intérieures.

La différence fondamentale, de taille, est que ce type de méditation est contemplative et passive, le méditant étant en quelque sorte un simple observateur de lui-même.  

Le pratiquant de Tai Chi utilise lui la connaissance des sensations intérieures en vue d’un objectif précis et il travaille consciemment et volontairement sur ces sensations. C’est tout le travail, fondamental dans la pratique du Tai Chi, de l’intention.

Lire la suite de l’article : Quels sont les rapports entre Tai Chi et méditation ? 

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Quels sont les liens entre le Tai Chi Chuan et la Médecine Traditionnelle Chinoise ?

Au risque de surprendre, la réponse la plus concise est de dire qu’il n’y en a pratiquement aucun. Tai Chi Chuan et médecine traditionnelle chinoise (MTC) sont deux activités bien distinctes qui n’ont aucun lien historique l’une avec l’autre mais partagent simplement une terminologie et un référentiel culturel commun.

Historiquement, la raison est simple, le Tai Chi Chuan n’est sorti du village de Chenjiagou (son lieu de naissance) qu’à la fin du 19ème siècle et est resté longtemps confiné dans un cercle très étroit de pratiquants d’arts martiaux. Son succès et sa diffusion à grande échelle est très récente et il n’a donc en rien influencé la médecine traditionnelle chinoise.

Contrairement aux idées reçues, le Tai Chi Chuan ne s’est pas non plus inspiré de la médecine chinoise, ni même de ses principes théoriques. Le Tai Chi Chuan n’a en effet jamais été théorisé avant qu’un lettré de la famille Chen,  Chen Xin (1849-1929), n’écrive le premier livre sur le Tai Chi Chuan originel au début du 20ème siècle. 

C’est à ce moment là seulement, très tardivement donc, que l’art martial du clan commencera à être raccroché à des concepts théoriques et sera encapsulé dans un modèle théorique existant, celui de la conception du monde selon les principes du Yin Yang et du Tai Chi.

Pour lire la suite, consulter directement l’article dédié aux liens entre Tai Chi et médecine chinoise : Tai Chi et Médecine Chinoise Traditionnelle (MTC)

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Quels sont les liens entre Tai Chi et Yangsheng “Nourrir la Vie” ?

Le Tai Chi est fréquemment présenté comme une discipline de santé qui, par delà sa dimension martiale, ferait partie intégrante de la branche de la médecine chinoise traditionnelle dite Yangsheng 养生 (“nourrir la vie”), celle regroupant  les méthodes de prévention des maladie et “d’entretien de la vie”.

La réalité parait être tout autre.

Lire article complet consacré à ce sujet ici : Liens entre Tai Chi et Yangsheng.

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Le Tai Chi Chuan est-il lié au Kungfu et au Wushu ?

L’histoire et le développement du Tai Chi Chuan sont intiment liés à ceux des autres arts martiaux chinois (appelés kungfu 功夫ou wushu 武术). La connaissance de cet environnement est indispensable à une bonne compréhension de l’histoire du Tai Chi Chuan et de ses liens avec le kungfu et le wushu.

Il faut notamment bien garder à l’esprit qu’avant une époque récente les deux n’étaient pas séparés. L’objectif de la série d’article consacrée à l’histoire du kungfu et du wushu est précisément de décrire ces éléments indispensables de contextualisation.

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Wushu lutte chinoise 角力 mandchou mongole kung fu
Concours annuel d’été de lutte chinoise

Depuis qu’ils ont été popularisés, mythifiés et spiritualisés sous cette appellation – notamment par les films de Bruce Lee dans les années 1960 et la série télé avec David Carradine dans les années 1970 – les arts martiaux chinois sont habituellement appelés kungfu (gongfu 功夫) dans le grand public occidental.

Si l’on voulait donner une traduction plus pertinente de « art martial » en chinois moderne, il paraitrait de prime abord plus approprié d’utiliser le terme wushu 武术 signifiant littéralement « technique martiale ».

Nous verrons toutefois que wushu n’a historiquement pris ce sens que tardivement, que le terme est aujourd’hui à réserver à un seul aspect des arts martiaux chinois, celui du domaine sportif moderne, et, qu’en outre, les arts martiaux traditionnels sont eux désignés par un autre mot.

Si l’on s’en tient à l’étymologie ainsi qu’à l’acception chinoise moderne du mot, le kungfu (gongfu) 功夫n’a de fait lui aucun lien spécifique – et a fortiori encore moins exclusif – avec les arts martiaux. L’on parle ainsi couramment en Chine de gongfucha 功夫, littéralement le « gongfu du thé » pour désigner la « cérémonie du thé » (celle principalement pratiquée dans sud de la Chine).

En examinant l’évolution du terme kungfu dans le temps et les conditions historique de son émergence, force est de constater que le lien fait à l’étranger entre le mot kungfu et les arts martiaux – tout comme d’ailleurs son emploi courant en Chine en dehors de ce sens martial – sont très récents et qu’il possédait il y a peu encore un sens bien différent.

[Lire la suite] : Le Tai Chi dans l’histoire du Kungfu et du Wushu.

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Quels sont les différents styles de  Tai Chi Chuan ?

Il n’y avait à l’origine qu’une seule forme de Tai Chi Chuan, celui créé au 17ème siècle par Chen Wang Ting 陈王庭 à Chenjiagou (village de la province du Henan). Cet art martial ne portait alors pas encore le nom de Tai Chi Chuan et était simplement appelée «Boxe Longue» (Chang Quan 长拳).  

Gardé secret pendant deux siècles, ce n’est qu’au 19ème siècle que le Tai Chi Chuan va être partiellement enseigné à un étranger extérieur au clan et au village. Ce sera la naissance du premier style, le style Yang, différent de la version originale de la famille Chen dorénavant appelé “style Chen”

On distingue généralement cinq styles principaux de Tai Chi Chuan (Taiji Quan) :

•    Tai Chi style Chen (陈氏太极拳 taijiquan style Chen), qui est l’ancêtre commun dont dérivent les autres styles,

•    Tai Chi style Yang (杨氏太极拳 taijiquan style Yang),

•    Tai Chi style Wu (吴氏太极拳 taijiquan style Wu),

•   Tai Chi style Wu (武氏太极拳 taijiquan style Wu), parfois appelé Wu-Hao,

•    Tai Chi style Sun (孫氏太极拳 taijiquan style Sun).

On y ajoute également aujourd’hui un sixième style qui est une variante du Tai Chi style Chen appelée Tai Chi style He (和氏太极拳 taijiquan style He) ou encore 

•    Tai Chi style Zhaobao (忽靈太极拳 taijiquan style Zhaobao).

Lire l’article complet dédié à l’origine du Tai Chi et la genèse des différents styles est ici :  Histoire du Tai Chi – Origines et styles  ainsi que celui sur le Tai Chi originel. 

Pour se faire une idée plus précise des différences concrètes dans la pratique entre les différents styles, voir  notre collection de plus de 150 vidéos, classées par styles et par maîtres : Vidéos Tai Chi Chuan 

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Quel est la différence entre le Tai Chi et le Qi Gong ?

Notons tout d’abord que le terme Qi Gong 气功 est un terme générique récent mis à l’honneur pour des raisons nationalistes par le gouvernement communiste dans les années 1950 (poursuivant en cela la mise en valeur commencée par les nationalistes du Guomingtang) et qu’il regroupe des pratiques disparates issues aussi bien de pratiques religieuses que de celles des forains, des troupes de théâtre et des acrobates ambulants de la Chine ancienne.

Si l’on réduit le champ du Qi Gong à ses pratiques corporelles méditatives, gymniques et d’entretien de santé, le “Qi Gong” est alors le nom moderne des pratiques autrefois connues sous le nom de yangsheng 养生 (“nourrir la vie”), c.à.d. toutes les techniques d’entretiens de la vie, et plus particulièrement la branche la plus corporelle appelée daoyin 导引 “conduire et guider”.

Sur les liens entre Tai Chi et les techniques de santé et de prévention (Yangsheng “nourrir la vie”) et ses développements modernes, voir l’article Liens entre Tai Chi et Yangsheng. 

Tai Chi et Qi Gong sont généralement présentées comme des techniques différentes. En réalité, le Tai Chi est une forme de Qi Gong. Il est même considéré en Chine comme la version la plus aboutie, mais aussi la plus exigeante, des Qi Gong.

Voir aussi Le Tai Chi n’est pas une simple forme de Qi Gong. 

Comme nous l’avons vu précédemment, le Tai Chi inclut et combine en effet deux aspects, un aspect interne (Qi Gong) et un aspect externe (art martial). L’aspect Yin 阴 du Tai Chi est le Qi Gong et son aspect Yang 阳 est le Wushu (art martial).

Sous son aspect Qi Gong, le Tai Chi a hérité des meilleures techniques de méditation, de visualisation et de développement du sens proprioceptif des pratiques Bouddhistes et Taoïstes (celles de l’alchimie interne).  Sous son aspect externe et martial, il est le dépositaire des techniques les plus efficaces des arts martiaux chinois selon la synthèse faite au 17ème siècle par le Général Qi Jiguang.Diagramme Tai Chi Yin Yang Taijitu Qigong Wushu Kungfu pinyin

Comme nous l’avons noté plus haut l’aspect yin 阴 – interne, souple, lent, travail de l’intention et du sens proprioceptif – du Tai Chi correspond à une pratique de type Qi Gong (qigong 气功). 

Son aspect  yang 阳 – externe, structurel, rapide, dur – correspond lui à une pratique de type Kungfu (gongfu 功夫 ou Wushu 武术). Ces deux aspects opposés et complémentaires du Tai Chi Chuan sont illustrés par la figure du Taijitu (diagramme du Tai Chi) ci-dessus.

En d’autres termes,  le Tai Chi est une forme de Qi Gong dynamique, qui, en plus des bénéfices pour la santé procuré par un Qi Gong, poursuit un objectif martial et dont chaque mouvement possède une application martiale précise.

En outre, en termes pratiques, comparés aux autres Qi Gong dynamique, les formes et les enchaînements de mouvements pratiqués dans le Taijiquan sont généralement plus longs que les séries de mouvements réduites utilisées par les Qi Gong dynamiques. Bien que moins puissants et profonds que le Tai Chi, les Qi Gong demandent moins d’effort de mémorisation et sont techniquement beaucoup plus simple.  

L’on dit habituellement que si le Tai Chi permet de trouver ” le calme (intérieur) dans le mouvement (externe) “, les Qi Gong s’attachent à trouver ” le mouvement (interne) par le calme (extérieur) “. Ce dicton nous paraît surtout justifié pour les Qi Gong statiques.

Dans ses version modernes, on peut même dire que sous ce terme syncrétique de Qi Gong on regroupe désormais à peu près tout et n’importe quoi. On voit ainsi couramment appeler de ce nom tout ce que l’on veut tant que le public pense y trouver des techniques corporelles (parfois pseudo-spirituelles) “traditionnelles” chinoises.

Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’en Chine, après avoir connu une véritable “fièvre du Qi Gong ” dans les années 1980, les excès et les désillusions  des promesses non tenues ont conduit à une raréfaction extrême du nombreux pratiquants de Qi Gong.

A l’inverse, le Tai Chi connait depuis une quinzaine d’année un véritable engouement, notamment dans ses version traditionnelles, c.à.d. celles du Tai Chi style Chen à l’origine de toutes les autres. Ces dernières années ont d’ailleurs vu une reconnaissance de plus en plus forte de la Xiaojia (“Petite Forme”), la plus ancienne pratique du Tai Chi style Chen.

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Les mouvements de Tai Chi portent-ils des noms ?

Oui, chaque enchaînement (taolu) est décomposé en “mouvements” – en réalité des suites courtes de mouvements et de changements entre des postures – dont chacun porte un nom précis. Comme souvent dans la culture chinoises, ces noms sont très imagés. Certains noms sont communs à plusieurs styles (comme c’est le cas pour Dan Bian ” Simple Fouet ” présenté dans le paragraphe précédent), d’autres sont spécifiques à un seul style.

Pour découvrir les noms des mouvements du Tai Chi style Chen voir notre article dédié qui inclut les noms chinois, la traduction en français et le pinyin pour ses trois branches principales Xiaojia “Petite Forme”, Laojia “Vieille Forme” et Xinjia “Nouvelle Forme” : Nom des mouvements du Tai Chi style Chen. 

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Quelle est la forme originelle du  Tai Chi Chuan ?

La forme originelle du Tai Chi Chuan –  celle aujourd’hui appelée « Petite Forme »  du Tai Chi style Chen ou xiaojia (陈氏太极拳小架 taijiquan style chen xiaojia) – est étonnamment la plus méconnue des formes de Tai Chi. 

Ce paradoxe apparent s’explique en réalité aisément lorsque l’on sait qu’elle fut la plus conservatrice et traditionnelle dans sa transmission et qu’elle a été la dernière à ouvrir son enseignement à des personnes extérieures au clan.

Un adage bien connu du village de Chenjiagou (lieu de création du Tai Chi) résume bien à lui seul cette mentalité traditionnelle :

小架不出门 xiaojia bu chu men 

« la Petite Forme ne passe pas la porte » c.à.d qu’elle reste dans la famille, et par extension, dans le clan et dans le village.

Le dicton s’entend en réalité aussi comme « contrairement à l’enseignement des autres styles et des autres écoles du style Chen (c.à.d. la Vieille Forme et la Nouvelle Forme du style Chen) », qui sont eux transmis à des personnes extérieures au clan Chen et au village.

Lire la suite de l’article : Tai Chi originel, la Petite Forme du style Chen. 

L’article retrace l’évolution synthétique du Tai Chi originel et celle des styles qui en découlent.  Nous y voyons également comment l’ouverture récente de l’enseignement du Tai Chi Chuan originel à des membres extérieurs au clan a conduit en une dizaine d’années à un formidable plébiscite parmi les pratiquants  avancés des autres formes du style Chen, qui y viennent en nombre toujours plus important. 

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Les femmes chinoises ont-elles toujours pratiqué le Taichi et le Kungfu ?

chinoises kungfu Femmes guerriere chineFemmes chinoises et taichi et kungfu, mythe ou réalité ? A en croire la vulgate, les femmes chinoises ont depuis toujours pratiqué le kungfu, le tai chi et les arts martiaux. C’est du moins l’idée que le soft-power chinois, notamment par ses productions cinématographiques, tente de promouvoir à la fois en interne et sur la scène internationale. Sur cette dernière, la Chine s’appuie aussi largement sur les milieux académiques et médiatiques étrangers pour légitimer cette réinvention du roman national chinois.

Nous verrons dans cette série d’articles que, hors exception venant confirmer la règle, ce ne fut pourtant jamais le cas et que, traditionnellement, les femmes chinoises ne pratiquaient ni le kungfu ni les arts martiaux.

Dans ce premier article, à partir de l’exemple symptomatique de la légende de Mulan, nous retracerons l’origine de cette réécriture récente de l’histoire qui trouve sa source dans les milieux nationalistes et conservateurs du début du 20ème siècle. Nous aborderons, dans un deuxième temps, les raisons – dont une fondamentale – qui rendaient, en tout état de cause, la pratique du kungfu par les femmes socialement et physiquement impossible.

Lire la suite : Femmes Chinoises et Kungfu et Taichi.

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Plus sur le Tai Chi sur internet 

Voir le site de l’association Chuan Tong à Lyon : Chuan Tong International. 

Pour pratiquer le Taichi à Lyon

Pour des informations sur les cours de Tai Chi style Chen à Lyon (Croix-Rousse, Gerland, Lyon 1er, Lyon 4ème, Lyon 7ème, Lyon 8ème) proposés depuis plus de 15 ans par Chuan Tong International : Cours et Stages de Tai Chi style Chen à Lyon.

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Bibliographie Taichi Chuan

Tai Chi Lyon - Catherine Despeux Taijiquan Art Martial Technique de Longue Vie

Catherine Despeux – Taijiquan – Art martial, technique de longue vie

Pour une approche académique (ayant de fait peu de rapport avec la pratique mais historiquement et philosophiquement intéressant).

Catherine Despeux, Taijiquan – Art martial, technique de longue vie.

Tai Chi Lyon - Taiji Quan - Art martial ancien famille Chen Nguyen Dufresne 

 Taijiquan, art martial ancien de la famille Chen

Sans doute le livre le plus intéressant et le mieux documenté en langue française sur l’histoire et les origines du Tai Chi Chuan  (Tai Chi style Chen de Chenjiagou). Epuisé, disponible en occasion.

Taijiquan, art martial ancien de la famille Chen

 

 

 

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